‹ Le trésor du prêtreChapitre 76 sur 311 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

▼ier 4701). — On ne peut, en procession, porter sous le dais les reliques des saints, quelque insignes qu'elles puissent être (23 septembre 4820). — Ni les exposer en les plaçant sur le tabernacle où réside le Saint-Sacrement (1 2 mai 1 836).

— Ni les porter en procession, la tête couverte, quelle que soit la dignité du prêtre qui les porte (1er décembre 1657).

— Ni les conserver dans l'intérieur des couvents de religieuses (17 avril 4681).

Si elles ne sont pas exposées, on ne doit point les encenser; mais si elles se trouvent exposées sur l'autel où l'on chante la Messe, elles seront encensées seulement par le célébrant ; la même chose se pratiquera aux vêpres, si elles sont exposées sur l'autel du chœur ou du Saint, et si les cierges sont allumés (31 juillet 1665).

Reliques insignes. Nous avons déjà parlé à la page 344 du premier volume des privilèges dont elles sont enrichies : mais il faut se rappeler que, sans un induit exprès du Siège Apostolique, on ne peut porter en procession celles des Bienheureux qui ne sont pas encore canonisés, — ni exposer à la vénération des fidèles celles des saints canonisés, sans l'approbation de l'Ordinaire. — Pour qu'on puisse faire l'office d'un saint, en raison d'une relique, quatre conditions sont requises : 1° Il faut que ce soit unj relique insigne; 2° que ce soit la relique d'un saint inscrit dans le martyrologe romain, au moins implicitement, comme par exemple, une des onze mille Vierges... 3° Que l'identité de la relique soit constatée... 4° Qu'elle soit reconnue et approuvée par l'Ordinaire. Les corps des saints trouvés dans les catacombes et dont le nom est inconnu, peuvent être portés en procession et recevoir un culte public (14 mars 1693). — On peut dire en leur honneur la messe de communi Martyrum, avec la permission de la S. R. C, mais non en faire l'office (1 9 décembre 1643).

Quelle doit être la couleur des ornements qui servent pour la procession des saintes reliques, et la bénédiction qu'on donne avec elles? En général, les ornements doivent être de couleur violette pour toute espèce de procession. — Il faut excepter : 1» Celle du Saint-Sacrement, qui demande la couleur blanche, à moins qu'elle ne se fasse immédiatement après la messe ou les vêpres; car alors, bien que le voile doive toujours être blanc, ce sont les ornements de la cou-

leur du jour, le noir excepté (10 février 4685). — 2° Les processions du Te Deum, ou de l'action de grâces, qui ont lieu avant la messe, admettent aussi la couleur du jour où l'on se trouve. — 3° Les processions qui se font en portant les reliques d'an saint qui exige la couleur blanche ou rouge, selon que le saint est un confesseur ou un martyr. On~se sert alors du blanc ou du rouge.

Dans ces processions, il est permis de porter i'étole, non seulement au prêtre qui y présida mais aussi au chapelain directeur de la confrérie (27 mars 1824. — -16 décembre 1826); — aux curés de la ville ou du diocèse, dummodo collegialiter incedant (22 août 1818. — o mars 4825,. — ïi est également permis de porter l'étole, quand on donne au peuple la bénédiction avec la relique, après la procession ou l'exposition (5 juillet 4698}. — La même chose doit s'entendre de celui qui donne ia relique à baiser.

Processions.

Les processions, dont l'usage dans l'Eglise remonte à la plus haute antiquité, et qui ont été établies par les Saints Pères, dans le but d'exciter la piété des fidèles, de conserver le souvenir des bienfaits de Dieu, de l'en remercier, d'implorer de sa bonté de nouvelles faveurs, de nouveaux secours, qua par est religione celebrari debent : continent enim magna ar divina mysteria, et salutares pietatis fructus eas pie eiequentes a Deo consequuntur. (Rit. Rom.).

^Elles se divisent, d'après le Rituel, en processions oi-diaires et extraordinaires, solennelles et non solennelles, votives et non votives ; selon qu'elles ont été promises ou non, par un vœu du peuple, pour certains jours de l'année ; ou selon qu'elles se font avec un grand concours de peuple, et qu'elles ont lieu aux jours prescrits par les rubriques, ou à d'autres époques, par ordre de l'évêque, pour une nécessité publique.

Les processions ordinaires, telles que celles des Cierges, des Rameaux, des grandes et des petites Litanies, etc., étant prescrites par les rubriques, peuvent être faites dans les

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