‹ Le trésor du prêtreChapitre 79 sur 311 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

les Rubriques, quoad honestam et decentem tutamque custodiam (16 décembre 4826).

Si, durant l'année, elles venaient à trop diminuer. 3t qu'on no pût s'en procurer d'autres, on y ajouterait de l'huile d'olive non bénite, mais en quantité moindre que l'huile consacrée qui reste encore [Rit. rom.).

Tous les ans, on doit renouveler les saintes Huiles en se procurant celles que l'évêque consacre le Jeudi-Saint ; et s'il reste encore une partie des anciennes, on pourra la verser dans la lampe du Saint-Sacrement, ou en imbiber du coton qu'on brûlera ensuite, ayant soin de jeter les cendres dans la piscine ou dans l'égoût destiné à cet effet. — Mais on fera bien de conserver un peu d'huile des infirmes, afin de pruvoir être toujours en mesure d'administrer le sacrement d'Ext ré i no-Onction; on ne brûlera donc entièrement les anciennes huiles, que quand les nouvelles seront arrivées.

Si, à cause de la guerre, ou pour une autre raison analogue, il n'était pas possible d'avoir de nouvelles huiles consacrées, on observer?: ce qui suit : 4° Le jour prescrit, on fera la bénédiction des fonts baptismaux, avec le saint Chrême et l'huile qui reste de l'année précédente. 2° On se servira de cette eau pour les baptêmes solennels. 3° Aux baptêmes solennels nn oindra les enfants avec l'huile et le L;aint Chrême de l'année précédente, sans que, pour cela, on ait rien à suppléer, quand arriveront les huiles et le saint Chrême nouvellement consacrés. 4° En recevant les nouvelles huiles, on ne versera pas dans la piscine l'eau bénite avec les anciennes huiles, et on ne bénira pas en particulier d'autre eau avec les huiles nouvelles, comme quelques-uns étaient d'avis de le faire; mais on attendra jusqu'à la vigile de la Pentecôte. Car, bien que le Rituel romain permette de bénir les fonts baptismaux, en dehors des vigiles de Pâques et de la Pentecôte, quand l'eau corrwpta fuerit, aut eflluxerit, aut quovis modo defusrit; cependant, comme dans ce cas, il n'y aucune des raisons exprimées ici, et que d'un autre côté, le Rituel permet de mettre dans les fonts de l'eau bénite, pourvu qu'elle soit en quantité inférieure à celle

3ui reste encore, il n'y a aucun motif pour faire la bénéiction avant la vigile de la Pentecôte; et c'est pour cela qu'il est prescrit de différer jusqu'à ce jour (S. R. C. 23 septembre 1837).

Trésor II. 0

Si, le Samedi-Saint, n'ayant pas encore reçu les saintes huiles nouvelles, on espère les recevoir bientôt, on omet l'infusion : quand on les aura reçues, on fera cette cérémonie privatim, en surplis et etole violette. (S. R. C. 12 août 18ot. Mais alors il faut îéserver dans un vase convenable de l'eau baptismale ancienne, pour les baptêmes qui seraient à faire dans cet intervalle.

Bien qu'on doive toujours porter avec respect les saintes Huiles, et que ce soit à un clerc qu'il faille les confier, autant que possible, cependant la sacrée Congrégation des Rites défend de les déposer dans une maison, et d'aller les y chercher, le dimanche in Albis, en procession, avec la croix et des cierges allumés, pour les porter ainsi à l'église, sous un baldaquin, et les verser solennellement dans les fonts baptismaux (S. R. C. 28 janvier 1606; — 26 décembre 4826).

Autel.

Il est indispensable que tout autel ait une table, une pierre consacrée, des nappes, des cartons d'autel et un crucifix. Nous avons déjà vu à la page 324 du premier volume, les conditions exigées pour la pierre sacrée, et à la page 329, ce qu: concerne le crucifix.

Pierre sacrée. Si quelqu'un des a.ngles de la pierre sacrée vient à se briser, de manière à ce que l'endroit des onctions se trouve atteint, on devra ïa retire:-. ;usqu'à ce que le prélat décide ce qu'il y a à faire. Afin 1e ja préserver de la poussière, il sera aussi nécessaire de la couvrir de toile ou d'une doublure convenable, et de la bien enclaver dans la table, près de son bord antérieur, afin d'éviter toute espèce d'inconvénient ; en fera en sorte qu'elle soit un peu proéminente, afin que le prêtre sachant jusqu'où elle s'étend, ne soit pas exposé à célébrer en dehors de la pierre sacrée; elle ne doit pas être élevée au point d'exposer le calice à tomber sur l'autel (Différentes circulaires Diocés.).

La table de V autel. Il faut qu'elle soit couverte de trois nappes, dont la dernière doit tomber de chaque côté jusqu'à terre (Rubr. Miss.). — « Ces nappes ne peuvent être de coton [S. R. C), ou de toile trop grossière; il faut surtout

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