‹ Le trésor du prêtreChapitre 85 sur 311 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

qu'il y ait danger de perdre les inddgences (14 avril 1840), 8° Quand bien même la concession contiendrait la clause : In forma Ecclesiœ consueta, cependant, pour indulgencier ci s objets, il suffira signum crucis manu efformare super res benedicendas, absque pronuntiatione verborum formulai benedictionis, et sine aspersione aquœ benedictœ (8 janvier 1843) ; I ), 9° Quand, pour gagner des indulgences, on doit réciter certaines prières, il n'y a pas d'inconvénient à les due alternativement avec d'autres. Ainsi l'a déclaré Pie VII (29 février 4820).

40° De ce qu'un prêtre est autorisé à bénir des rosaires, à indulgencier des médailles, etc., il n'a pas pour cela, le pouvoir de bénir d'autres couronnes, et d'accorder, par exemple, les indulgences des Camaldules, etc., (29 mai 1831).

— Et de ce que quelqu'un est nommé directeur d'une confrérie, il n'a pas pour cela l'autorisation de donner le scapulaire, de bénir les rosaires, etc. ; à moins que, en le nommant, on ne lui donne simultanément ce pouvoir pour tout le temps de l'exercice de sa charge (18 novembre 1842).

44» Confession. Lorsqu'il est dit dans le Bref Pontifical : Qui vere pœnitentes ac sacra communione refecti ecclesiam visitaverint, vous ne gagneriez pas les indulgences, si vous ne vous confessiez pas réellement, quand bien même vous n'auriez pas de faute grave ; mais il suffirait de le faire la veille de la fête, et on pourrait visiter l'église, soit avant d'accomplir les autres œuvres prescrites, soit après s'en être acquitté (19 mai 1759). — Ceux qui ont coutume de se confesser tous les huit jours, peuvent, étant en état de grâce, gagner toutes les indulgences plenières qui se rencontrent dans cet espace de temps, en communiant seulement (9 décembre 1 763, — Pie VI, 1 2 juillet 1 822, — \ 5 décembre 1 841 ).

— Mais s'ils n'avaient pas cette coutume, ils ne gagneraient pas les indulgences (12 mars 4855). — Les mots Infra hebdomadam qui sont dans le Bref, signifient dies octo tantum quœ festivitatem prœcedunt, et non, comme quelques-uns

(1) On trouvera dans nos opuscules, V Ancre du salut, et la Manne du Prêtre, les indulgences que peuvent attacher aux Rosaires, aux Crucifix, etc., ceux qui ont obtenu du Saint-Siège le pouvoir d'indulgencier ces objets. — Nous avons placé dans le livre XVJ« dé cet ouvrage, les décrets relatifs au Via Crucis.

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l'enseignent, les huit jours à partir de l'époque où une personne se confesse, par exemple le dimanche jusqu'au dimanche suivant (15 décembre 1841. Apud Prinzivalîi, decr. 439).

De cette concession, il faut exclure, en outre, les indulgences du jubilé, soit ordinaire, soit extraordinaire, et les autres indulgences accordées ad instar jubilœi, pour lesquelles il est nécessaire de se confesser au temps prescrit par la concession (9 décembre 1763). — Pourles autres indulgences plénières, non-seulement on peut communier )a veille de la fête (22 juin 1822 — 6 octobre 1870), mais encore une même communion suffit pour remplir le devoir pascal et gagner une indulgence plénière, soit celle de la bénédicdiction papale (Il février 1851), — soit celle des saints exercices (15 décembre 1844).

12° Peut-on gagner plusieurs indulgences plénières le même p ur? Oui certainement; quand bien même la communion serait prescrite pour chacune d'elles, les fidèles et les prêtres peuvent gagner, avec une seule communion, un grand nombre d'indulgences applicables aux âmes du purgatoire (30 août I847,. — Comme aussi, une personne faisant partie de plusieurs confréries peut gagner, en un même jour, toutes les indulgences dont eiïes sont enrichies, pourvu qu'elle remplisse les conditions requises pour chaque confrérie (29 mai 1841). — Et cela s'entend, non-seulement des indulgences attachées à telle ou telle fête, mais encore à celles qui n'ont pas de jour fixe, et qu'on peut gagner une fois par mois, une fois par semaine, etc. Mais alors, il faut visitei l'église autant de fois qu'il y a d'indulgences prescrivant cette visite : il ne suffirait pas de répéter les prières d*usage le nombre de fois requis, sans sortir de l'église ; il est nécessaire d'entrer dans l'église et d'en sortir, autant de lois qu'il y a d'indulgences de cette espèce (29 février 1864). — De plus, un même autel peut servir pour différentes congrégations ou confréries, quoiqu'il soit mieux que chacune ait le sien (20 mai 1841).

13û Sourds-muets et malades. Comment gagneront-ils les indulgences? Ces indulgences sont attachées, ou bien à la visite, par exemple, d'une église, et à d'autres choses que les sourds-muets peuvent faire comme les autres, ou seulement à certaines prières vocales. Dans le premier cas, ils

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