BOCAL ENFERMANT LA COUPE
Hauteur 0,18 m. ; diamètre 0,13 m.
XVI® siècle.
Fig. XIII et XIV. Il est avéré que, depuis le XII® siècle, les fidèles venaient boire de la coupe de S.
Servais, afin d’être guéris de la fièvre, et que leur pieuse confiance n’était point confondue.
D’après la tradition cette coupe fut apportée àS. Servais par un ange, comme cela avait eu lieu pour le prophète Elie dans le désert, après que Dieu eût fait jaillir la source déjà mentionnée, afin que le, Saint vieillard pût s’y désaltérer d’autant plus aisément.
Aucune des Reliques, qui se rattachent à S. Servais, ne préseute, par sa forme et sa matière seules, des preuves plus convainquantes de son authenticité que cette remarquable Coupe, qui est en verre, d’une couleur brune rougeâtre, avec des taches blanches et noires, assez irrégulièrement distribuées.
La surface intérieure de la coupe est tout-à-fait unie ; la surface extérieure au contraire, afin de pouvoir être saisie plus facilement, est munie d’arêtes très-prononcées, qui s’effilent vers le bas et s’embouchent au bord non profilé du fond ; vers le haut ces arêtes rentrent presque subitement dans le bord uni, ménagé pour la lèvre.
L’usage fréquent, qu’on a fait de cette coupe, fut probablement cause qu’elle fut cassée, de sorte que depuis le XVI® siècle elle est enfermée dans un bocal en vermeil (Fig. XIV) pour servir toujours à l’usage mentionné.
Fig. XV. CROIX EN OR, AVEC CHRIST EN IVOIRE.
Longueur 0,165 m. ; largeur 0,03 m. ; épaisseur 0,015 ni.
Xe siècle.
Fig. XV. Ce fut en priant devant cette croix que le duc de Bavière, qui en 1403 offrit à l’église le buste de S. Servais (Fig. 1), recouvra la santé. Elle contenait autrefois des Reliques de divers Saints.
La croix grecque, enchâssée au-dessous du Christ, est peut-être la croix d’or, que l’on trouva sur la poitrine de S. Servais, lors de l’ouverture de son tombeau en 726. Cela nous expliquerait, pourquoi cette croix a été nommée parfois croix de S. Servais. Des croix comme la nôtre étaient anciennement suspendues sous un diadème au-dessus de l’autel, pour proclamer hautement que le Christ règne et que le salut et la gloire ne se trouvent que dans la croix.
Fig. XVI. SARCOPHAGE EN PIERRE, a. FACE. Longueur 1,56 m.; hauteur 1,32 m.; largeur 1,09 m. IV® siècle.
Fis:. XVII. b. COUPE en largeur
Fig. XVI et XVII.
Ce lourd sarcophage, qui s'élève comme autrefois sur un socle derrière l’autel de la grande crypte, servit à son origine apparemment comme monument de famille où les Romains païens conservaient dans des urnes les cendres de leurs morts. La tradition rapporte que S.
Servais, ayant quitté Tongres pour Macstricht, y déposa le corps de son prédécesseur, S. Martin, évêque de Tongres, lequel fut ajouté plus tard aux Reliques de notre Patron dans la châsse, (v.p. 7). Lorsque, en 1039, l’église de S. Servais agrandie fut dédiée de nouveau, les corps des Saints Monulphe et Gondulphe, évêques de Maestricht, élevés à cette occasion, furent déposés dans ce monument le 10 août près des corps des Saints Évêques Valentin et Candide. Ces quatre corps y restèrent jusqu’en 1 797, quand l’église fut profanée par les Français.
Us reposent aujourd’hui dans une magnifique châsse en bois doré, tandis que dans l’ancienne tombe on a remis de petites Reliques de chacun desquatreSaintsEvêques.
Leurs figures, quiorneutlafaeedu monument, furentpeintes enl623, à l’occasion d’une visite officielle.
Fig. XVIH . TABLETTE DE CATHERINE, en cuivre dire.
Hauteur et largeur 0,33 m.
XIIIe— XIV* siècle.
Fig. XVIII. Sous les quatre treillis, placés à côté de la croix du millieu, se trouvent autant de fioles contenant une huile merveilleuse qui a coulé autrefois des Reliques de la célèbre Vierge et Martyre d’Alexandrie, Ste. Catherine. Le treillis du milieu couvre une particule de la vraie Croix ; au-dessus une rosace à six feuilles, recouverte de cristal, contient une parcelle de la cqlonue de la flagellation, enfin un cinquième treillage, en dessous de la croix, recouvre des Reliques de l’Apôtre S. Mathias. La tablette, qui avait beaucoup souffert, a été restaurée eu 1873.
Il)
Fig. XX. CHOIX PATIÎIARÜHALE , en vermeil Hauteur 0,73 rr.; diamètre du pied 0;41 m,
XYe siècle.
iy. XX Cette croix précieuse, fabriquée en 1490 par l’orfèvre Maestrichtois maure Ulrich, contient plus de 35 moreaux de la vraie Croix. Au temps du Cha-
pitre elle était exposée et vénérée le Vendredi-saint, et aux fêtes de l’Invention (3 mai) et de l’Exaltation de la Ste. Croix (14 septembre). Le Reliquaire vient d’être restauré en 1873. Quant à l’assertion calomnieuse de Calvin , que le nombre des Reliques de la Stc Croix serait si grand , que ajoutées ensemble , elles formeraient une croix cent fois plus grande que celle à laquelle mourut le Sauveur, il est bon de noter avec M. Rohault de Fleury (Mémoire sur les instruments de la Passion), que toutes les Reliques connues de la Ste Croix ne constituent pas même la 40me partie du volume, qu’il faut assigner à la Croix du Sauveur.
Fig. XXI. TABLETTE I)E LA Ste. CROIX, en pierre.
Hauteur 0,34 m.; largeur 0,16 m : épaisseur 0,03 m.
XI IL siècle.
Fig. XXI. Cette tablette renferme , ainsi' que deux autres de même forme, des particules de la Sto Croix.
Fig. XXII. TABLETTE 1)E LA Ste CROIX, en cornée. Hauteur 0,29 m. ; largeur 0,245 ni. ; épaisseur 0,028 m.
XIIIe— XIY® siècle.
Fig. XXII. Cette tablette, comme les trois déjà mentionnées, contient, sous un cristal de roche, des particules de la Ste Croix. Ces quatre tablettes paraissent avoir servi originairement, peut-être pendant les croisades, comme autels portatifs, qu'on a utilisés plus tard comme Reliquaires.
Toutes ces tablettes sont pourvues de solides cordes ensoie,au moyen desquelles on les portait suspendues au cou pendant les processions.
Fig. XXIII. COFFRET EN ROIS ARGENTE
avec, des ornements à jour en étain doré. Longueur 0,235 m. ; largeur 0,13 m. ; hauteur 0,09 XIVe siècle.
Fig. XXIII. Dans ce charmant coffret sont conservés, posés bout-à-bout, 3 morceaux du Linceul de Notre Seigneur Jésus-Christ, ayant ensemble une longueur de 0,12 m. et une largeur de 0,02 m. On y voit des taches rougeâtres n. et pourprées, qui sont peut-être le résultat du Saint Sang ou des aromates avec lesquels Joseph et Nicodèmo enveloppèrent le corps du Sauveur dans les linceuls. Les Reliques sont fixées, sous un cristal encadré d’argeut, sur une étoffe décorée à l’aiguille, où ie lit le vers suivant, emprunté à l’Hymne des Matines de l’office:
Fig. XXIV.
de sacratissima Si n do ne:
Nccis manent insignia Imprcssa sacra in Sindouc (1).
C’est en souvenir des linceuls, qui étaient de lin, que, comme l’observe Bède, le sacrifice de l’autel est offert non sur do la soie ou des étoffes teintes, mais sur du lin blanc.
Le coffret a été restauré en 1873. Les ornements en étain doré réprésentent un aigle double, un cerf, un lion et un griffon, qui retournent cinq fois dans le même ordre.
Fig. XXIV reproduit en grandeur d’exécution l'aigle double qui orne le coffret du S. Linceul.
Fig-. XXV. BOITE AVEC CROIX EX ÉMAIL, n. Face.
Fig. XXVI.