‹ Le tribunal d'inquisition de Pamiers [microform]Chapitre 10 sur 32 · N° XXXI · texte numérisé non relu

N° XXXI

(2; Certains ne contiennent pas le texte des témoignages, ni celui de la citation à entendre la sentence. Nul doute cependant que des témoins aient été appelés à déposer pour ou contre tous les prévenus examinés par le tribunal. Quant à l'invitation au sermon public, il est évident qu'elle avait toujours lieu d'une fa(,on ou d'une autre.

(3) Gaillard de Pomiés, commissaire de l'inquisiteur dominicain, est absent le premier jour où l'on examine cette femme, mais il assiste à la deuxième audience, le l*"" mai 1321 (folio 101 B).

(4) N° XLII, folios 133 A - 138 D.

sans l'aide de l'inquisiteur (l).Seul de ce genre, il est, en outre^ pins complet que le précédent puisqu'il comprend non seulement les dépositions des témoins, mais aussi les consultations des gens de loi, à l'issue de l'instruction, et le texte même de la sentence. Pour le reste il diffère peu de celui d'Alazais et partant de la majorité des autres.

La « Confession > de Bernard Clerc (2), sur laquelle nous voulons surtout attirer l'attention, permettra de relever les procédés dont on usait à l'égard des prévenus qui persistaient à ne rien avouer, et auxquels on donnait toute liberté de présenter leur défense. Cette pièce ne manquera pas de tirer un vif intérêt de la longanimité et de la bienveillance que le juge témoigne à l'accusé.

Enfin la procédure menée contre la mémoire de Guillem Guilabert (3) pourra être considérée comme le type des procès intentés à des défunts.

Il va sans dire que nous ne serons pas esclave de ce quadruple document au point de ne pas relever dans les dossiers voisins ce qu'ils présenteront de particulier.

La Praciica de Bernard Gui, manuel et formulaire à l'usage des inquisiteurs, composé vers la même époque par un homme compétent en la matière, qui avait longtemps pratiqué avant d'écrire, nous fournira un terme de comparaison pour apprécier la procédure appaméenne. Nous ne négligerons pas les sources plus anciennes ou plus récentes qui pourraient offrir, avec

(1) Il est le premier en date. 11 s'ouvre le 15 juillet 1318 et se termine le 4 août suivant. La commission de Galhard de Pomiés, lieutenant de l'Inquisiteur de Carcassonne, est datée du 10 décembre 1318. Ce personnage tigttje cependant daus la liste des. hommes de loi appelés en consultation par l'évéque, mai» rien ne l'y distingue des autres. Du reste en tète de la procédure il est remarqué que Jacques Fournier n'agit dans «ette affaire qu'en vertu d'un devoir strict de sa char^: « ut tenetur super hiia suo offieio (folio 143 A). C'est un exemple de l'Inquisition diocésaine.

(2) N*» LVI, folio 179 B, 181 A.

(B) N'^ LIV, folio 169D-171B.

la nôtre, des contrastes ou des ressemblances caractéristiques (1).

Voici la division de ce chapitre:

L Préliminaires du procès. Modes de comparution.

IL De la comparution à l'abjuration de l'accusé. IIL La défense de l'accusé qui ne fait point d'aveux. IV. Formalités précédant la sentence.

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