LXXIX. - « Confessio et depositio Pétri Vitalis, habitatoris
Fuxi, qui fuit oriundus de Praderiis (1) ». - Folios 282 D -
Témoins, le 5 août 1322, à Unac: Gérard, de Calvignac, au diocèse de Clermont, maître d'école à Ax;
Le 5 août: Durand de Freshiieria, recteur dOrlu (2);
Le 5 janvier 1323: Bernard Hugues, prieur d'Unac;
Le 9 février: Raymond Mésiane, marchand, d'Ax; Guilleift
Gilbert, salmerius, d'Ax. . „
Audiences du prévenu: 31 juillet, 4 sept. 1322; 29 mai 1323. Il n'avoue que de mauvais gré ses erreurs cathares. Le 19 juin 1323, il est condamné aux croix sunples; on le
dispense de les porter, le 12 août 1324 (Doat, XXVIII, f 62).
• LXXX. - « Confessio et depositio Rixendis, uxoris Pétri Cortil quondam, de Ascone, filiaque i$ic) qnondam Ramundi Auterii, de Vaishis (3), parrochie de Ax, super crimine heresis ». — Folios 284 C - 285 B.
Audiences: 5 août 1324, et 6 août (J. Duprat).
Elle signale plusieurs croyante à Vaïchis et Mérens et abjure
l'erreur albigeoise. , , ,
Sentence le 12 août 1324: elle est condamnée an mnr a perpétuité (Doat, XXVIII, folio 71 et sniv.). Mais ^n la dehvre^^^ imposant des croix, le 16 janvier 1329 (Doat, XXVU, folio 148)..
LXXXI. - « Confessio Amakli Auterii, filius {sic) quondam. Pétri Auterii, beretici, de Ax, super crimine beresis ». - Folio 285 B - D.
Audience, le 27 janvier 1325, n'offrant rien d'intéressant. L'issue de ce procès est inconnue.
(1) Pradières, cant. de Foix.
(2) OrlUy cant. d'Ax, arr. de Foix.
(3) VaichiSy cant. d'Ax.
^LXXXII. — € Contra dorainum Bertrandum de Taxio (1), militem quondam, de Apparaiis, super crimine beresis ». — Folios 285 D - 286 D.
Premiers témoins entendus: Le 13 novembre 1320: Marguerite, femme d'Amiel d'Ascou, d'Ax, servante de Bertrand. — Le 15 novembre : Guillem de Rodes, de Tarascon.
« Inquesta facta super eundem Bertrandum ». — Folios 286 D- 289 A.
. Témoins, le 31 décembre 1324 : Jean Davin, bourgeois de Pamiers. — Le 18 janvier 1325: Blancbe, femme de Guillem de Rodes. — Le 21 janvier: Guillem d'Aire, de Quié (cf. n* XCV); Guillemette. femme de Guillem Caramat, de Tarascon. — Le 22 janvier: Guillem Bernard, de Luzenac, damoiseau.
Il résulte des dépositions de ces personnes que Bertrand de Taix est issu d'une famille depuis longtemps gagnée à l'erreur albigeoise. Isarn de Taix, son père, et Ava, sa mère, ont été condamnés par l'Inquisition. Ava a longtemps porté les croix. Le vieux chevalier a eu lui-même jadis maille à partir avec l'inquisiteur Guillem Raymond (2) (folios 286 D, 287 B).
11 est probable que sa mémoire fut exécrée et que ses ossements furent déterrés et brûlés. (Cf. Douais, La Formule Communicato, p. 42).
- LXXXIIÏ. — « Contra Petrum Guillermi, sutorem de Unaco, super quibusdam verbis hereticalibus ». — Folio 289 B-D.
Témoins, le 7 janvier 1323 (n. st.): Barthélémy Hugues, de Saverdun, écolier dans le prieuré d'Unac. — Le 8 janvier : Simon Géraud, marchand, d'Ax.
«Confessio Pétri Guillermi, sutoris de Unaco, filii Pétri Guillermi quondam dicti loci, qui est suspectus et delatus de
(1) Taix (Aude), près de Ladigne, cant. de Limoux.
(2) Voir Douais, Doc. pour servir à VHist de VInquisiiiony t. I,
pp. CXXX, CXXXVIII-CXLIII.
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heresi propter aliqua verba hereticalia ». — Folios 289 D- 291 C.
Audiences: 8, 16 février, 14 mars, 21, 23 novembre 1323.
Il a médit des clercs et de la dîme. Il n'avoue qu'après avoir séjourné quelque temps dans la prison des Allemans.
Sentence, le 16 janvier 1329. Il est condamné sans doute à Temmurement (1).
LXXXIV. — « Contra Aycredum Boreti, de Caussone, super crimine heresis». — Folios 291 C- 293 A.
Témoins, le 26 février 1323: Raymond Bec, de Caussou. — Le 5 mars: Vital Record; Gausie, femme de feu Bernard Palier; Raymond Parent fils; Bernard Borel, tous de Caussou.— Le 10 mars: Raymond Parent, le vieux, de Caussou.
€ Confessio Aycredi Boreti quam fecit apud castrum de Fuxo, super crimine lieresis ». — Folio 293 A -D.
Il est interrogé, le 15 avril 1323, par Gailhard de Pomiès, à Foix, où il était retenu prisonnier pour avoir tué Guillem de Planissoles, son ennemi personnel. L'Inquisition lui reproche d'avoir imputé à faux à sa victime le crime d'hérésie. On ne sait quelle sanction le tribunal ajouta à la peine de mort qu'il devait subir, par sentence de la cour séculière.
^LXXXV. — «Confessio et depositio Gausie, uxoris Bernardi Clerici, filii Amaldi Clerici, de Montealionis, super crimine heresis et fautoria heretice pravitatis». — Folios 293 C-296 B.
Audiences: 24 janvier, 4 avril 1325.
Accusée d'albigéisme, elle avoue et abjure. Elle est condamnée, le 16 janvier 1329, au mur perpétuel (Doat, t. XXVII, folio 148 v").
(1) C*est la peine proposée par la Commission consultative réunie . le 14 janvier 1329 (n. st) à Pamiers (Douais, La Formule CommunicatOf etc., p. 44).
LXXXVI. — « Confessio Guillermi Tranerii [presbiteri], de Verduno, super crimine heresis». — Folio 296 B-D.
Audience, le 22 avril 1325.
Guillem Tranier, lorsque commence cette nouvelle procédure, subit la peine de la prison perpétuelle, qui, avec celle de la dégradation, lui a été infligée, le 13 août 1324, par le tribunal de Pamiers, pour complot de faux témoignage (Doat, XXVIII, f* 86 ; cf. Douais, La Formule CommunicatOy etc., pp. 25-26; et Bocum. pour servir à Vhist, de l'Inq., t. I, p. ex).
Il doit maintenant s'expliquer sur ses propres convictions albigeoises. J'ignore quel fut son sort définitif.
LXXXVII. — ^ Contra Petrura den Hugol, Petrum Pétri, Jacobum Tarterii, de Querio, super crimine heresis et fautoria». — Folios 296 D- 297 C.
Témoins, le 14 août 1324: Bernard Mineur, tisserand,^ de Loumet (1), à Pamiers. — Le 16 août: Guillem, fils de Bertrand d'Alion, de Loumet.
«Confessio Pétri den Hugol ».— Folio 297 C- 298 A.
Audiences, les 9 et 11 septembre 1324.
Accusé, comme les deux suivants, de faux témoignage. Il refuse d'avouer et est envoyé en prison.
L'issue de son procès, terminé en 1329, nous est inconnue (cf. Douais, La Formule Communicaio, p. 42).
LXXXVin. — «Confessio Pétri Pétri, de Querio». - Folios 298 A- 302 B.
Audiences: 11, 18, 22, 24 septembre, 8, 31 octobre 1324.
Il refuse d'abord d'avouer. A la longue, il révèle ses rapports avec les hérétiques Autier et Tavernier. Il a été mêlé au complot tramé par Pierre de Qaillac, notaire de Tarascon (cf. ii° XIII) contre son collègue et concurrent Guillem Tron, de Tarascon. Pour se venger de ce dernier, qui attirait à lui tous
(1) Loumet, un quartier du vieux Pamiers.
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56 LE TBIBUNAL d'iNQUISITION DE PAMIERS
les clients, Gaillac résolut de le charger du crime d'hérésie. Il lui fut facile de trouver des faux témoins qui affirmèrent avoir vu Tron fréquenter chez Guillem d'Aire, de Qnié, rendez-vous des ministres cathares. Kaymond Peyre, de Quié, et Pierre Lombard, de Tarascon (cf. numéros XC, XCIIl), se portèrent garants de cette calomnie devant les inquisiteurs G. d'Ablis et J. de Beaiine. L'expert Guillem Gautier (cf. n° XCII), et Pierre Peyre nient avoir trempé dans cette infamie.
Sentence de P. Peyre, le 16 janvier 1329, aux termes de laquelle il est condamné au mur perpétuel (Doat, XXVII, f° 148 v°; cf. Douais, La Formule Communicato, etc., p. 25).