ANTIQUITÉ
C'esl dès la plus haute antiquité, lorsque TEtat commençait à peine à se former, que nous pouvons suivre la pratique de l'arbitrage qui est la première, mais complète manifestation de ridée d'un tribunal international. Nous voyons par quelques exemples, parvenus jusqu'à nous, que l'idée de l'arbitrage était même connue des anciens despotes de rOrient. * L'histoire de la Grèce nous offre beaucoup d'ezempies de décisions émanées de l'arbitrage. Ces décisions suspendaient, ne fût-ce que de temps à autre et à l'égard de quelques différends^ la guerre perpétuelle, où les Grecs vivaient non-seulement avec les barbares et les étrangers, mais aussi entre eux. On choisissait le plus souvent pour arbitres, particulièrement à Tépoque la plus reculée, des autorités religieuses, entre lesquels les conseils des amphic-
< Après la mort de Darius, fib d'Hystaspe, un conflit relatif à la succession au trône s'éleva entre ses fils Xerxès et Ariamène ; ce conflit fut résolu, conformément à leur désir, en 486 av. J.-C, par leur oncle Artaban ou Artapheme, agissant, d'après Justin, en qualité de juge de la famille {veluti domesticus Judex), Il se prononça en faveur de Xerxès (Barbeyrac. Histoire des anciens traités. 1739, I, art. 107, p. 86). Xénophon mentionne que Cyrus, lors d'un différend qu'il avait avec le roi d'Assyrie, s'adressa à l'arbitrage d'un des princes de l'Inde.