‹ Le tribunal internationalChapitre 54 sur 55 · DU TRIBUNAL ET DES RELATIONS INTERNATIONALSS · texte numérisé non relu

DU TRIBUNAL ET DES RELATIONS INTERNATIONALSS

qui compromettent la grande et bienfaisante œuvre de réforme judiciaire en Egypte.

Cependant cet exemple n'est pas convaincant par rapport au tribunal international. Il ne faut pas oublier , en effet, qu'outre les vices d'organisation de ladite Cour, elle est placée en Egypte sur un terrain tel, au milieu des courants hostiles les uns aux autres de la politique européenne, que la tâche de ses membres est très difficile. Le principal préservatif du tribunal international tîontre un sort pareil résiderait, outre les mérites de ses membres, dans son excellente organisation et dans le but à atteindre. Etant une assemblée exclusivement judiciaire^ ce tribunal demeurerait étranger aux aspirations politiques, sous tous les rapports et sous toutes les formes. Ses membres se pénétreraient de la conviction que le gage principal du succès de leur mission serait leur indépendance complète envers les gouvernements^ ainsi qu'une pleine confiance à leur égard de la part des Etats. Pour éviter les écueils, le tribunal devrait être placé sous le contrôle des Congrès^ assemblées internationales suprêmes, qui se réuniraient périodiquement dans les capitales de TEurope, pour édicter les lois internationales, pour résoudre les questions de haute politique et d'intérêt général.

C'est ainsi que la justice internationale s'affermirait lentement et à travers une lutte pénible, d'abord sur le sol de l'Europe et dei'Amérique ; puis, dans la suite des temps, lorsque le principe chrétien de la fraternité des peuples aurait reçu une adhésion juridique générale, lorsque la civilisation aurait enseigné à respecter en tout lieu la personne humaine, celte justice, fondée sur des principes nouveaux et revêtue de formes plus parfaites, embrasserait le monde entier.

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