SCENE lU
Les Mêmes, excepté CHARLES.
RiDGBR. £h bien! qu'est^e que vous di* siez donc à iiiadetnuisclle?
FRÉoÉBic. Je Ix'i rciiierciâisde celle bonne visite qui in*a fait tant de bien !
B1DGB&. Mais il faut aussi me remercier un peu; car enfin je l'ai accompagnée celte ebère enfant^ quand j'ai vu qu’a toutes forces elle voulait venir seule chez un jeune homme... je rnc suis dit : Kidger» tu es pasteui^ mou ami, lu ne dois pas souf*frir qu'une de tes brebis s’égare sans t’é> garer avec elle.
ment.
r (ombe au« genoux d'Aclelphine.
KiDGta, ren/ran/v Je ne trouve rien....
Dieu! le malade à genoux!
chahlbs, 6oâ â Frédéric^ le reUoant, Relève-loi donc.... (Uauf») Oui, monsieur
RidgeVy c’est la faiblesse Quand vous
êtes entré, notre ami a manqué de tomber Ib... juste aux pieds de mademoiselle, aïnou } üidéde Frédéric^ conduisait/ Fer-
Am : Mu»€ des Boie*
Je l'avouerai , re fut an sarrifire ,
Mais je n,e dis, dans ma simpltcilé|
De ce [irrbé devenons le coiH|tlicCy C'est Lire cnrore arlc de chante.
I.'angc qui règle et le crime et la honte p Ne sera pac insensible & mes vœux ,
Quand |c «lirai : mellct ça sur nmn compte * Pauvre pécheur, je vii-ns payer pour deux ! {àis.}
rzBOinaiiD, Vous êtes on brave homme 4e curé; et, pour vous récompenser, e'est.
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TOiu f(ni ferez l’aete de mariage de Frddé*
rie.
BroGta. Ah! montieur va se marier?
rniDÉKic. Quand le major aura consenli à me donner la main d'AdrIphine.
RiDcn. De mademoiselle Adelphine d’Herlem!.. Comment, ce n’eiait donc pas que de la reconnaissance?... Mademoiselle, vous m’avez tendu un piège.
ZDELPBiiie. Mais non, monsieur Kidger, c’était de la reconnaissance aussi.
rainéaic. El de ma part l’amour le plus pur.
BiDGER. Et comment voulez-vous que j’acquitte tout cela là-haut? moi qui ne me croyais qu’unepetile dette de rien du tout... Savez -vous bien qu’il me faudra des trésors d’indulgence pour que je ne reste pas insolvable... D’ailleurs, qu’avez-vousduiic pour aspirer à la main d'une noble et riche héritière ?
PEBOisaHD. Des amis, qui travailleront à son bonheur.
BincER. Ce n’est déjà pas mal.
rBÉDÉaic. De la confiance dans ma bonne étoile.
BIDGER. C'est bien fait d'espérer... mais si vousn’avea que votre étoile pour dot...
aoEiFHrsE. Ne sois-je donc pas assez riche pour deux?
FainéRie. Sans doute, quand on est bien amoureux l'un de l'autre...
BIDGER , l’inierrompant. Un instant.... je sois venu ici pour voir un malade, c’est une des conditions de mon état , et je ne demande pas mieux que de la remplir; mais du moment qu’il s'agit d entendre un amoureux, cela sort de mes attributions ; aussi , ce que j’ai de mieux à faire, c’est de reprendre le chemin de ma paroisse... Allons, venez, mademoiselle.
aDEiruiBE. Au revoir, monsieur Frédéric, nous nous retrouverons un jour.
raiDéRic, ttndanl la main à adelphine.
fit pour ne plus nous séparer, j’ai pour devise : confiance et courage.
SDEXPUIEE , lui serrant la main. Moi :
amour et obstination.
BIDGER, les séparant. Allons... voilà qu'ils se disent des devises maintenant... Je sais bien que la mienne n'est pas aujourd’hui ; sagesse et prudence... Mais , venez donc.
Air : Songe à m’obéir (Pnins Donka).
Allons, il fini psrtir.
Le jour fuit , le tems presse,
{si pari.) ie liis bien la promesse De ae plue revenir.
Allons , il faut partir , etc.
ADELPHINE, FEEDEEIC.
Comptons »ui' Pavetiir,
Complont sur t.’i iciidreM*,
L'a jour l'amour, l’adresse Seuroot nous rruiiir.
FBHOihAND.
Comptée »ur t'avenir ,
Coniptee sur I» lendrcsse ,
Notre amitié , l'adresse ,
Sauront vous rrL,nir.
Ait fin de l’ensemble, ftigder rmmioa Adel— phine, qui se retourne sens resse Ju cAir de Frédéric. File lui tend la main ; Il court vers elle pour rembrasser. Le curé, qui s’aperçoit de ce mouvemcDl, vcnts’y opposer; Ferdinaïul se met antre Hidgcr cl les amans imnrne pour saluer le curé. Frénf'ric baise U msin d' Adelphine ; Hid-* ger se cache les yeux dans les mains.