SCÈNE V
FREDERIC , puû U COLONEL.
FRÉDÉRIC , tenant toujoqrs le papier. Vtrtus sola nubilitasl il me semble que fai vu celle légende quelque part!., je ne sais...
sur un écusson armorié... aux panneaux d un carosse... sur la porte d’un château...
mais, quelle folie à moi de me croire quelque chose dans le monde !.. je ne suis qu’un pauvre éludianL.. bien amoureux et SAUS espoir d'obtenir celle qu’il aime...
encore , si je pouvais 1a retrouver i ce bal !
LE COLOHK, entrant. Le major m’a promis d'envoyer Adelphine du côté du jaiv dio; pour mç »éiu|er uae cairertM aree
elle... tâchon$ de profiter de l'occasion pour me déclarer tout-à-fail.
7WUÙIC. Quelqu'un!..
11 remet son masque
U coco5lL| l’apercevant. Un domino bleu!., voilà bien la couleur que m'a indiquée le major... et, si j’en crois celle jolie tournure... c’est elle!
FBÉDEBic. Comme cet officier me regarde!.. pour qui me prend-il.'
LB coLoscL, avec galanterie. Beau masque, lii cherches bien la solitude.
FRÉDÉBic. C’est pour éviter les ennuyeux.
LB COLONEL. Si tu veux, je te tiendrai'compagnie.
FBÉDéRic. Ce n’est peut-être pas le moyen que je fuye ce que je veux éviter.
LE COLONEL. Ah ! tu me railles... tu voudrais m’intriguer par celle plaisanterie, mais, je t’ai reconnue à la voix douce, à ta tournure séduisante.
FRÉUËBic. Tu es ^ien heureux d’avoir reconnu tout cela.
LE COLONEL. Si heureux , que je sollicite de loi la faveur de lire dans ta jolie main tout ce que tu refuses de me dire.
11 Iwi prend la main.
FRénéBic, la retirant. Ma jolie main n’a jamais servi de livre à personne et ne t’en dira pas plus que je ne veux que tu en saches.
LE COLONEL. To es bien intraitable, beau masque... ton oncle m’avait promis pourtant que to te rendrais à mes voeux,
FBioÉBic. Mon oncle ne peut rien propiettre pour moi.
El COLONEL. Le major Rodenbach a pourtant quelque droit sur sa nièce Adelpbine.
FBèDéBic, à pari, Adelphine!... qu’en— Uods-je? il me prend pour elle.
LB colonel. Ait! tu t'es irouÛée!... eb bien ! donteras-tu encore que je t’.ii reconnue?,, allons cesse de feindre... réponds à l’amour de celui qui t'aime... et ne me repousse pas, comme tu le fais toujours.
FBÉDÉBic, à part. Ah! j’ai un rival!...
et elle le repousse... c’est bon à savoir....
L Haul et d’un air timide.) Monsieur, ce ngage....
le colonel. M’est bien permis... n’ai-je pas le droit de te parler ainsi?
FBèoèsic , à part. Diable ! le droit !
colonel... ce mot...
LE COLONEL. Lst déplacé, je l’avpue, mais, daus huit jours ne serai-je pas votre époux f
ralpéatc, iiparl. Dani hall jgitnli.. un
mariage I... ob ! c’est ce qu’il faudra voir... (Haut.) Mais qui donc, colonel, vous a si bien instruit dç ma présence en ces lieux ?
LE COLONEL. Je peux vous le dire à présent ; c est le major qui vous a envoyée seule près de celte allée, pour me ménager un entretien duquel mou bonheur va dépendre.
FRÉDéBic, à part. Près de eelle allée. .
elle doit y être encore... si je pouvais...
LE COLO.NEL. Mais pour me permellrc d achever de plaider ma cause, consentez à vous asseoir avec moi, quelques instans, sous ce bosquet.
FEBDÉBIC, à part. Ce n’est pas là mon