SCÈNE IV
Les Mènes, CHAULES.
CHARLES, accourant et âlant son masque.
Ah! vous voilà, nies amis... vousm’atlendicz avec impatience, mais, impossible d’aller plus vile. Mes chevaux ont bousculé la chaise .à porteur d'un conseiller, éclaboussé les bas de soie d’une altesse , enfin, en entrant, j'ai failli renverser le premier ministre !... ce que c’est que la fortune !
FRÉoÉRic. Eh bien ! as-tu de bonnes nouvelles?
CHARLES. Non, mais j’ai du latin.
FEBDiHAHD. Comment?
CHARLES. C’est là le seul héritage que les parens de Frédéric paraissent vouloir lui laisser...
FRànÉRic. Explique-toi.
CHARLES. Ce papier, qui fut remis au régent de rUniversilé , lors de ton admission, est le seul renseignement que j’aie pu obtenir.
FRÉDiaic. N’importe, donne toujours...
[^Lisant.) « Théodore Frédéric, né le iS mars lySo, k onze heures, et baptisé le même jour. »
CHARLES. £, puis, comme je te le disais... du latin pour devise : Virlus sala nobUitas.
FRÉDÉRIC. Eh bien ! qu’est-ce que 9a
prouve î
FBBDIBAHD. Ça prouve que tu as vingt ans.
. CHARLES. Et que tu n es pas baron, puisqn’on le prévient que tu n as que ton courage pour noblesse... et on ne te prêtera rien là-dessus à la banque de Francfort.
FERDisARD. Et le major ne t'en donnera ■ pas plus vile la main de sa nièce.
raiDdHic. Le sort se joue cruellement de meil
uuuui £h bUo l U ÜMit joii^ >v««
et àèi demaîD , noas mettre en rootc pour chercher U famine... et nooa U retrouveroufi, fût-ce dans le cratère du Vésuve, ou sous le saut du Niagara.
Air: de PrêvtVeet Taeonnet.
Pour mieux courir nous avons Un gros cocher, deux énormes Isqaaîsi Nous sèmerons l'or sur notre paxsage,
El nous paierons double à tous les releU«
On nous prendra pour trois banquiers smglais ! Ton père est souro au cri ?te ta nature,
Mais ton argent d'abord l'éblouirii^
Et sur— le champ son emur s'attendrira.
En te voyant arriver en voilure.
Va, suis-en sùr, il le rrconnallra.
FXBDUiAHD. Mais, nous reparlerons de ça demain , l'essenliel en ce moment est de rejoindre ton Adelphine , s'il est possible.
FBÉDÉRic. Ta as raison, rendans-nous tous les trois...
CHARLES. Tons les trois... y penses-tu?,.
On reconnaîtrait bien vite le triolet bleu à la couleur de notre costume... on dois intriguerait... on nous mystifierait, et le major se défierait de nous... élablissuas plutôt ici notre quartier-général et séparons-nous... toi, Ferdinand, tu vas prendre par cette allée, moi, par cette galerie, et nous nous rejoindrons dans la salle de bal.
FRÉDÉRIC. Allez, mes amis , et vous me retrouverez ici... an rendez-vous.
Air : Final do a* aele de Sophie Amouit.
Soi, certain | -,
J’ejpère jt» “»)«>'
L’hymen viendra w {,i^} *“<>"•
Et nouf riroox toiu pu sort jaloux Qui s'est moqué de nouSe (Charles sort parla droite, et Ferdinand parla gauche.)