‹ Le triolet bleu comédievaudeville en cinq actesChapitre 33 sur 43 · SCENE Vin · texte numérisé non relu

SCENE Vin

Les Mêmes, excepté LE MAJOR.

FRioBRic, Vobsetvant, 11 ne peut plus nous entendre.

CHARLES. En ce cas, ne perdons pas de tems, et pressons la reconnaissance... sentinelle, avancez à l'ordre.

FBRDiifAND, s^OfHmçQnt, Présent!

FRÉoBAiCÿ les embrassant. Mes bons amis, que je vous dois de remercîmens pour les dangers que vous avez bravés!

fBROiH AED. Laisse donc! quand il s'agissait de ta vie !... nous aurions mieux aimé nous faire mettre en prison, exprès pour mourir avec loi !

FRÉDéRic. Au moins, il ne vous est arrivé aucun accident depuis notre séparation ?

CHARLES. Aucun î foccés de nous cacher Ala suite de ce duel maudit, nous ne pensions qu'au plaisir de le revoir, et au danger qui devait menacer tes jours... nouscherchions le moyen de te rejoindre à tout prix...

quand ce matin nous apprenons qu’un dc- Ucheinent doit se rendre de la ville voisine

sous-officier qui le commande se trouve être Christian Ludmann, un de nos anciens camarades de rUniversilé et filleul du major...

FERDiEAED. Ton malhcur l’intéresse...

il cède à notre prière, nous donne la lettre qu’il devait remettre Ini-mènie au major, consent à augmenter d’un homme le nombre des soMnIs qu il commande, et nous voilà pour te sauver.

FRÉDÉRIC. Mais comment espérez-vous y parvenir ?

CUABLP.S Je n'en sais rien encore, mais le ciel, qui jusqu’à présent a veillé sur nous, ne peut nous abandonnerdans une si grave circonstance !... aussi, confians dans sa protection et dans notre bonne étoile, nous avons, à tout hasard, gagné un pécheur qui amènera sa barque sur Tcau des lossésdès qu'il fera nuit...

FERDiKARD. Si nous cchappoii.s à tous les regards, une fois au large, des rhevaux nous attendent , nous quittons rAIlcmagne où les limiers de la police nous traqueraient bientôt comme des licvrcsj nous traversons la frontière, nous entrons à Strasbourg...

CHARLES. Et une fois en France, nous crions : vive la liberté!

FRÉDÉRIC , les tenant embrassés tous deux* Oh! mes amis, mes frères!... que le ciel exauce vos vœux*

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