‹ Le triolet bleu comédievaudeville en cinq actesChapitre 32 sur 43 · I.B MAJOB. C’est dans l’or Ire · texte numérisé non relu

I.B MAJOB. C’est dans l’or Ire

■lUGBA. Adieu y major ! au revoir...

AdM|>h ine rentre dans le corps do logis de gaurhr, après avoir rrhiingr un ailicu avec Krodéric ei avec KiUger , qui sort par le fond.

SCÈNK VII.

LE MAJOR, FREnF.RlC, puit CII.AR- LES.

LE MAJOR. Ah ca î mon Jeune ami , maintenant que la trêve est conclue, si vous voulez vous livrer à tous les plaisirs que l'on coûte dans ma citadelle... voici la plate-funne pour vous promener... et une pipe pour miner.

FREDERIC. Merci, major... je n'ai pas besoin de ça !

Le major va sc rcmcllre i U table , et s’apprête h fumer de nouveau.

CBABLEs, en unifurme de hussard bleu ciel.

Il tient tï une main le fourreau de son sabn , et de l’autre un porte-manteau de cavali ’r. Imitant le ton et les manières d'un soldat étourdi par le vin, il antre en chantant :

^ Kntends*tu la tromp.lle gueiriéra ,

Qui t’appcIIc, qui t’appelle daus la carriire?

LE MAJOB. Quel est ce jeune hussard qui vient encore nous interrompre ?.. Que voulez-vous, mon camarade?

ciiABLES. Permettez-moi , mon major, de vous offrir d’abord mes hommages cl mes civilités respeclueu.ies.

raÉDéBic, le reconnaissant. Que vois-je!

Charles, sous cet uniforme ! {S’approchant de (.Aarfos.) Cuaunentf-c’esl toi?...

CBABLES, à voix basse. Ne fais pas semblant de me connaître , où tout c.sl perdu !

[Haut au moyor.) .le fais p.irlie du dul,irbL— ment qui voua a été envoyé de Muiiich, et comme vous avez poussé I ’alleulioii ju.squ à nous faire distribuer du vin qui est presque aussi vieux que votre mousiaclic, je suis venu vous adresser les reiiiercîmens que tout soldat doit à son supérieur ipiatid il est respcclable cl qn’il lui paie à boire.

LE MAJOB. Flatté du compliment...

FBéDéHtc, bas à 6Aur/rs. Comineitt t’estu introduit icif

CHARLES, de même. Ta le sauras plus tard. Ferdinand est avec moi... mais chut !

pas un mot!

LE MAJOR. Avant font , mon ami , le devoir d un militaire est de rester au quartier, quand i! n’a pas l’ordre d’en sortir.

CHARLES. Un instant, mon major... je ne me serais pas risqoé, si je n’avais pas eu des raisons plausibles et suffisantes!...

la nature avant tout... et qu.and dep'iis vingt ans on n’a pas en le bonheur de revoir son parrain.

LE MAJOB, étonné. Son parrain?

FRénéBic, à part, étouffant son envie de rire. Son parrain !

LE MAJOB. El qni donc, ici, jenne homme, peut avoir l’avantage d être votre parrain.

est-ce que, par hasard, M. Frédéric.'*... Oh! oh! nh! quelle folie! ils sont do même Igcl

CHARLES. Comment, mon major, vous ne reconnaissez pas sous mon uniforme le petit poupon que vous avez tenu il y a vingt ans snr les fonts baptismaux.

LE MAJOB. Attendez donc : cst-ce que, par hasard, voos seriez le fils de mon ami Ludinann.

CHARLES. Chrislran I.udmann , du régiment des cadets... et en voici la preuve...

une lettre de mon père qui me recommande i vous.

11 tire une lettre de son portc-TDaatc.vu.

LE MAJOR , lisant la lettre. Oni , mn foi , c'est cela même.... Eh! embrasse-moi donc, cher enfant!.,.

CBABLES. Avec plaisir, mon parrain.

Ils s'embrassent.

FBéoiBtc, h part. Il le reconnaît, c’est snperbe.

LE MAJOR. Parbleu! je suis enchanté de la rencontre... et pnisque le voilà des nôtre», tu m’aideras à veiller snr mon jeûné prisonnier, M. Frédéric... Allons, messieurs, approchez-vous l’un de l’autre, et donnez-vous la main... entre jeunes genf M O bientôt fait connaiesaéée... *

cBiRtE», serrant la main de Frédéric.

Mon parrain , c’csl déjà fail.

LE MAJOR. Ah! ça, mon cher filleul, il ne faut pas que le plaisir de te revoir me fasse oublier que suis commandant de la forteresse de Zizendorf.(/f/)art.) Il neserait pas prudent de laisser ma nièce libre au milieu de ces jeunes étourdis... allons l’enfermer à double tour.

11 va rermcr la porte.

CBABLES. Comment, vous nous quittez?

LE MAJOR. Oui, mon brave, la nuit ne va pas tarder à venir, et d’ici là, j’ai à faire une ronde de sûreté dans la citadelle... pendant mon absence, je te confie la garde de M. Frédéric.

FRÉnÉBIC. Â lui?...

CHARLES , bas à Frédéric. Tais-toi donc !

Ici le jour comraeoce à baisser. Nuit coinplète à la lin (le Pacte.

LB MAJOR. Sans doute, à lui... Avec un gaillard comme ça on peut ülre Iranquille, n’est'-ce pas, mon filleul, d'autant plus que, selon mes ordres, on vient de poser une sentinelle de ce côté... voyez plutôt...

Ferdinand paratt en sentinelle dans le fond.

FRÉDÉRIC. Ferdinand!

CHARLES, à pari. Ne t'inquiète pas, tout est prévu.

LE MAJOR. Au revoir, messieurs, je suis à TOUS dans un instant. I

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