‹ Le triomphe de l'amour, drame en trois actes et en versChapitre 42 sur 91 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Et s'ils ne sont pendus, sont toujours bons à pendre.

La pendaison ne vient jamais qu'au lendemain : Gela fait nombre, et puis on s'entretient la main.

Fort bien ; mais je voudrais aussi les fortes têtes : Les bouchers, forgerons, fabricans d'arbalètes, Maçons et regrattiers, marchands d'huile et de vin. Serruriers, boulangers avec leur e'chevin, Chaussetiers et cordiers, artistes en cuirasses... Je tiens à ces derniers; ce sont de fortes races, Comme nous gens d'épée...

Et de poignard aussi, Et qui ne font jamais de grâce ni merci. Je les vis travailler dans l'émeute dernière; Quels beaux coups droits et purs, et toujours par derrière!

L'art a fait des progrès !... Que disent les foulons?

Ils disent qu'ils sont las et que nous les foulons. Des brutes!

A plus tard! Et les marchands de laines?

On ne peut pas compter sur eux... Ils sont à Gênes.

Les épiciers?

Sous le prétexte assez criant Que cannelle et gingembre arrivent d'Orient, Ils tiennent pour Venise et la paix...

Leur commerce Avant tout, n'est-ce pas: Vrai Dieu, cela renverse !

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