‹ Le triomphe de l'amour, drame en trois actes et en versChapitre 48 sur 91 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, moins Pompeo.

SALIMBENI.

Illustre Se'nateur, voici le capitaine.

Parlez-lui...

CAVALCABO.

Mon enfant, tu sais, je perds haleine Assez facilement. Harangue-le pour moi.

Tu parles à merveille et sans aucun émoi. Moi, j'agis! on le sait.

Magnanime seigneur, Messieurs, que voulez-vous de moi ? C'est trop d'honneur.

SALIUBENI.

Nous sommes délégués, monsieur le capitaine, Par la très-honorable et noble et souveraine Seigneurie, assemblée exprès en grand Conseil, Pour un cas très-urgent qui la tient en éveil.

Parlez vite, monsieur : si je puis à la chose Porter soulagement, ce sera fait. La causer

SALIUBENI.

On nous a signalé ce matin, au rapport,

Qu'une troupe assez grosse avait, non loin du fort

De la Camolina, campé cette nuit même.

Et je n'en savais rien! Ma surprise est extrême! Vous êtes, chers messieurs, mieux que nous informés.

Page 1