ACTE PREMIER. i
Entraînés par la mort blême au sépulcre sombre! O désespoir! Tous deux charmans, voués à l'ombre Éternelle ; et pourquoi ? parce qu'ils étaient purs, Et leurs serments d'amour immuables et sûrs!
Ah! je la connaissais, cette vieille chronique, Qui renaît bien des fois dans notre République. C'est l'histoire d'hier et celle de demain : Toujours le même amour et le sort inhumain! La haine fait sa tâche, et l'amour fait la sienne : Que ce soit à Vérone, à Milan ou Sienne, La discorde nous prend, et le même attentat Met la famille en deuil et menace l'État. Italie, Italie!... oh ! quand la destinée Te fera-t-elle enfin heureuse, toi, l'aînée Des nations, ô toi qui reçus, pur flambeau, Le parler le plus doux et le ciel le plus beau ! Pauvre, pauvre Italie, étoilée et sublime, Par tes plus chers enfans entraînée à l'abîme, Victimes et bourreaux, selon l'heure et le jour! Maudite soit la haine, et maudit soit l'amour !
// tombe dans une profonde rêverie.
i4 LE TRIOMPHE DE L'AMOUR.