CHAPITRE DEUXIEME
LE POÈTE se réveille et va se promener dans la campagne. Il examine le fond d'un ruisseau sec entre de hautes fougères.
On m'avait dit : on trouve des coquilles
et un tas de choses qui sont plus ou moins fossiles ;
mais je ne trouve rien du tout que la chaleur.
Cependant, il y a là de jolies fleurs.
La grande brunelle, la fleur dont parle Rousseau.
Il parlait des cornes de la brunelle. Quel original I
C'est ég-al, quel génie ! Quel génie l'animal !
Mais ne faisait-il pas exprès de se croire
ainsi persécuté ? Ah ! bah ! Ça m'est égal.
Il aimait ce violet clair, puisque la brunelle
et la pervenche qu'il aimait ont ce violet.
Quelle est cette voiture au sommet de la route ?
Bah I Ça m'est bien égal ! Oh ! Les belles fougères...
Leurs feuilles se brisent facilement, même vertes.
io6
LR TRIOMPHE DE LA VIB
UNE CAILLE (dans un champ voisin.) Cut-cu-hut. Gut-cu-hut. Gut-cuhut. Gutrcuhut.
LE POÈTE Quand on l'entend à gauche on croit l'entendre à droite.
LA CAILLE Gut-cuhut.
LE POÈTE
G 'est égal! On ne fait pas fortune lorsque l'on veut faire de la bonne littérature. A qui s'en prendre? Bah! Oublions tout cela. Et pensons bien plutôt à la petite Jeanne. G 'est égal, s'il m 'arrivait quelque chose avec elle, ça me ficherait dans de très ennuyeux draps. J'aimerais mieux encore que ce fût de Dupoix. Ges fichues allumcttes-Ià ne prennent pas. Filons. Il faut rentrer. Qu'il y a de grillons I