‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 42 sur 71 · L'ASSISTANCE · texte numérisé non relu

L'ASSISTANCE

M'io LOUVIN fffffffffffffff

LARRIBEAU

Il fait très lourd. Je crois qu'il va faire de Torag'e.

102 LE TiJlOVrHE DE LA VIE

M"» LARHIBEAU

Bénette, si vous vous mettiez au piano?

BÉNfiTTE

Je ne sais rien de nouveau. Depuis que c'est la retraite au couvent, il n'y a plus leçon de musique.

LE POÈTE (pense.) C'est drôle... Cette petite sera bête comme ces g-ens-là, comme son père et sa mère. Et cependant elle a une grâce infinie.

Il y a en elle l'intellig'ence de la beauté. C'est délicieux, son corsag-e qui n*existe pas, son derrière et ses pieds. Mais elle sera bête comme une oie dans deux ans d'ici. Elle va jouer. BÉNETTE joue la valse des elfes.

M" LOUVIN

Très bien, Bénette. Ah ! Très bien.

LE MÉDECIN

Oui, puisqu'elle est ma fille je ne devrais pas dire ça, mais il est certain qu'elle a des dispositions.

FONDEAU

Dites un grand talent.

EXISTENCES l83

Dans un coin du salon.

Mais vous jouez fort bien, mademoiselle Bénette.

BÉNETTE

Ne vous moquez pas de moi comme ça. Vous êtes moqueur.

LE POÈTE Ah bah ! qui vous l'a dit?

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