LE MARTEAU DU SAVETIER
Je bats le cuir depuis l'aube fumante et rose, jusqu'à ce que le soir assemble sur les portes les hommes attendant que la soupe se taise dans le pot charbonneux, lorsque noircit la braise. C'est l'heure où l'on allume la chandelle qui fait bouger des carrés d'ombre aux angles du buffet. Je vais dormir, jeté auprès du pot de poix, et parmi les lacets, les clous et les semelles.