‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 5 sur 71 · LE MARTEAU DU SAVETIER · texte numérisé non relu

LE MARTEAU DU SAVETIER

Je bats le cuir depuis l'aube fumante et rose, jusqu'à ce que le soir assemble sur les portes les hommes attendant que la soupe se taise dans le pot charbonneux, lorsque noircit la braise. C'est l'heure où l'on allume la chandelle qui fait bouger des carrés d'ombre aux angles du buffet. Je vais dormir, jeté auprès du pot de poix, et parmi les lacets, les clous et les semelles.

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