‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 61 sur 71 · CHAPITRE VINGTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGTIÈME

DftDS le jardin des Louvio, au clair de lune, après dîner.

FONDEAU

Chère Berthe... Combien nos fiançailles se font sous de bons auspices...

M»« LOUVIN

Je suis heureuse.

FONDEAU

Pose ton front sur mon épaule. Cette belle nuit fait song-er à quelque idylle antique, au bord de l'Eurotas.

M»>» LOUVIN

Vous me direz des vers, dites... des vôtres. . . j*ai aimé

tant ceux que vous avez dits à notre soirée...

Ceux de la Juxle... Us sont exquis. . . Dites encore...

FONDEAU (appuyant sa bouche sur celle de Mil» Louvia et lui tenant les mains, murmuro d'une voix étouffée:)

. , . Ainsi qu'amoureux en vacance, Ils marchaient sous le noisetier.

Je crus, du poète Térence, Voir l'idylle sur le sentier.

MU» LOUVIN

Ne continuez pas... C'est triste... On sent la mort passer dans vos beaux vers... M'aimez-vous?

FONDEAU

Oui, je t'aime.

Dis-moi « tu. »

MH« LOUVIN Tu...

Page 1