CHAPITRE VINGT-DEUX r-^^ME
Le matin, chez le notaire.
LOUVIN
C'est ma femme qui m'envoie. Du reste, il est
plus délicat de discuter, chacun à part, ces questions
LE NOTAIRE
Sans doute...
LOUVIN
Ma femme dit, après réflexion, que c'est une folie que nous abandonnions, dans ce contrat, plus du quart de notre fortune.
LE NOTAIRE
Pourtant monsieur. . . Nous avions bien arrêté... Monsieur Fondeau s'est montré désintéressé...
LOUVIN Monsieur, monsieur Fondeau est riche.
LE NOTAIRE
Oui, mais, monsieur, le rendement de ses propriétés inég-al... Ainsi, voyez : à la propriété dite Bonassieu, cette année, il a fait cent barriques de vin, alors que l'année dernière il n'avait rien. Si nous comptons ce dont le dote son grand-père, son avoir personnel, obligations, terres, cela va bien à trois cent trente mille francs. Mais l'intérêt n'est pas toujours ce qu'on attend.
LOUVIN
Enfin, monsieur, après réflexion, ma femme et moi trouvons excessif de donner à Berthe la ferme du Basson avec les Russes...
LE NOTAIRE
Monsieur....