‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 66 sur 71 · UNE AFFICHE ROSE · texte numérisé non relu

UNE AFFICHE ROSE

Vigne à vendre. Je ne verrai plus les enfants

qui venaient au pressoir avec des tabliers blancs.

Ils ouvraient la claie. Le père et la mère

riaient en leur disant : ici votre grand-père

s'asseyait pour tuer les grives du figuier...

Petit à petit, ces pauvres diables,

on ne sait trop comment, ils se sont ruinés.

J'appartiens maintenant à un créancier

qui me revend sans m'avoir vue. C'est un banquier.

L'après-midi, chez le notaire.

... Alors monsieur... C'est entendu? Monsieur Louvin ne lient plus sa parole, et ne veut plus donner à sa fille la dot qu'il avait indiquée?

LE NOTAIRE Eh non, monsieur...

FONDEAU

Eh bien, dites à monsieur Louvin que puisque c'est ainsi, j'irai chercher ailleurs, et qu'il est pour moi d'autres partis que sa fille. . .

LE NOTAIRE Mais non.... Réfléchissez La pauvre jeune fille...

FONDEAU On ne vit pas d'amour, monsieur, comme l'on dit.

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