‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 67 sur 71 · CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME

Promenade sur la place, une heure après midi.

LE NOTAIRE

Est-ce que de s'être laissé lécher le doig-t par un chien qui deviendrait ensuite enragé, suffirait à vous enrager?

LENOIR

Vous vous examinez toute la journée.

C'est de la neurcisthénie. Comment va Alfred?

LARRIBEAU

Il sera fort, mais la croissance le fatigue.

Je l'ai repris pour quelque temps. Le directeur

avait peur... à cause de l'âge critique...

Mais moi j'avais peur qu'il ne courût trop les filles,

les jours de sortie. Pour quelque temps je l'ai repris.

Il est à Bourcicot où il chasse les grives.

Il en tue.

LENOIR

C'est un bon garçon. Que veut-il faire? LARRIBEAU Ma foi, j'ai l'intention d'en faire un notaire.

FONDEAU C'est égal, les Boërs embêtent les Anglais.

DUPOIX Pourquoi. Il y a du nouveau ?

FONDEAU

Non... mais...

PASSIGOUSSET

Et ils leur en donnent, du fil à retordre 1 Ces gens-là sont d'excellents tireurs. C'est comme le colon des Philippines qui attache à une corde le déjeuner de ses enfants jusqu'à ce qu'ils la coupent d'une balle. Pour les exercer.

DUPOIX Pristi! Dites-donCi avez-vous du maïs, vous?

existeNv':îîs 2/|3

LE POETE

Non, un mauvais maïs, maigre comme un coucou... Tiens ! La petite Jeanne du savetier, qui passe I Il y a long-temps que je ne l'ai aperçue. . . Elle a un tablier blanc. Elle est placée ?

LARRIBEAU

Elle est chez nous depuis un mois Nous en sommes contents.

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