‹ Le triomphe de la vie, 1900-1901: Jean de Noarrieu - ExistencesChapitre 8 sur 71 · LE MARTEAU · texte numérisé non relu

LE MARTEAU

On ne m'a pas touché de toute la journée,

et je ne comprends pas pourquoi. C'est assez drôle.

LE CHAT

Moi seul ai faim. Je souffre. Et on a oublié

de desserrer, depuis bien longtemps, mon collier.

Ah I Si encore il y avait sur le mur des lézards,

comme autrefois, j'irais essayer de les prendre. Mais maintenant ils se méfient, et ils se cachent. J'ai les flancs creux, et les os de mon dos paraissent. Je voudrais essayer de dormir. Je ne puis. S'il tombe un peu de pain, c'est le chien qui s'empresse de l'attraper. Il n'y a pas non plus de souris.

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