‹ Le Triomphe de Marie dans son Immaculée Conception [microforme]Chapitre 14 sur 39 · TR, DE MARIE · texte numérisé non relu

TR, DE MARIE

‘phèse étail et quelques Alexandrie, dans l'église mblée était es par Nesx maternité de veritable ie peuple ment «her, èse, réunis patiemment a depuis le put lasser la > sanctuaire iarque Nesdans la pos- .

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lée Mère de e penserait ense accla-

ricorde, avait voulu réserver à nos temps malheureux, comme leur espérance et leur ressource. La fête de FE ome É est la fête du monde entier : elle est présidée par l'auguste M Chef de l'Eglise. Deux cents Evêques, venus de tous les ? coins du monde, jusque des régions lointaines de la Chine, des déserts de l'Amérique, des îles les plus reculées de l'Océan , forment la cour du Vicaire de Jésus-Christ et l'entourent comme une couronne brillante ; deux ou trois cents prélats de tous les rangs, de tous les titres, de tous les costumes , lui servent de cortége d'honneur. Qu'il est beau de . voir descendre par le grand escalier de Constantin cetto M magnifique , cette incomparable procession ! quelle variété, quelle richesse dans les ornements sacrés! Six Cardinauxévêques, trente-sept Cardinaux-prêtres, onze Cardinauxdiacres, un patriarche de l'Orient, quarante-deux Archevéques , cent Evêques , de tous les rites , de tous les pays du 4 monde, marchentsur deux files majestueuses, revêtus dela : Ré chappe et la mître en tête. Le Vicaire de Jésus-Christ les suit f dans toute la splendeur de .ses ornements pontificaux ! Le chant des litanies des Saints, commencé dans la chapelle Sixtine, se poursuit àtraversla salle royale, l'escalier de Constantin, le péristyle et la grande nef de la basilique. Une foule immense se presse pour voir la marche des pasteurs de q l'Eglise et pour recevair la bénédiction de sonChefsuprême, Jé qui s’avance recueilli, priant , et la joie sur les lèvres et dans cé les yeux. Arrivée devant la chapelle du Saint-Sacrement, la procession s'arrête , et après avoir adoré Dieu caché dans le labernacle, le Pape couronne le chant des litanies par l'oraison sacrée ; puis le cortège se remet en marche vers l'autel de la Confession, tout resplendissant de tiares et de mîtres précieuses , de la croix et de chandeliers d'or, de reliquaires , de fleurs et de lumières. Il passe devant la statue cé antique du premier Pape, de celui qui reçut de Jésus-Christ même le gouvernement de la sainte Eglise, de Pierre, le pêcheur de Galilée , devenu le Pontife souverain , le Vicaire de Jésus-Christ , le Chef de l'Eglise universelle ; et ce premier Pape , dont la tête porte la triple couronne , dont les épaules sont chargées de la chappe d'or et qui tient au doigt # l'anneau du pêcheur , semble saluer son 259 successeur , le sit Pipe Pie IX , glorieusemert régnart , héritier de son auvoritc

ht de ses vertus. Le collége des saints Apôtres se retrouve et le reconnaît dans les deux cents Evêques qui suivent

ur pasteur suprême, et le clergé et les fidèles qui rem- “Plissent l'immense basilique sont l'image fidèle de la primitive “Bglise. Ainsi, à Jérusalem, les Apôtres se réunirent sous la résidence de Pierre et le Saint-Esprit était au milieu d'eux

M Quand le souverain Pontife est assis sur son trône, les Cardinaux , les Archevêques , les Evêques et les Prélats ont tour à tour lui rendre l'obédience et baiser son pied Mcré ou sa main , Où brille l'anneau pastoral. C'est l'Eglise ‘itière qui vient vénérer son chef auguste , celui d'où découle "Mute juridiction et toute autorité spirituelle, celui qui siége ‘Gens la chaire de Pierre et qui paît les pasteurs et les bre- Bis. La Chine lui a envoyé un de ses vicaires apostoliques ; PAmérique plusieurs de ses Archevêques et deses Evêques ; 1 îles perdues au fond de l'Océan y ont leurs représentants. BEurope y a député la plus grande partie de ses pasteurs. me y compte 60 Evêques , dont 30 princes de l'Eglise ; 168 Etats pontificaux , la France , l'Autriche, l'Espagne, les .Péux-Siciles , le Piémont, la Belgique , la Bavière , toutes 168 puissances catholiques y sont confondues dans le même népect et dans le même amour. L'Angleterre luthérienne , Prusse évangélique , la calviniste Hollande y ont les chefs dé} leur jeune hiérarchie. Les empires, les royaumes, 18 républiques s'y donnent la main; et quand ces deux enits Evêques ont pris place sur leurs siéges , ayant derrière x un nombre infini de prélats inférieurs, de généraux fordres , de prêtres , de religieux et de fidèles, et à leur ete le souverain Pontife romain , ne peut-on pas dire que Bglise universelle est présente? Qu'y manque-t-il ? Un Evéque de Russie. Le monde entier est là pour fêter le #omphe de la Reine des Cieux. L'empire de l'autocrate, de célui qui prétend par excellence au titre d'orthodoxe, est le sehl qui n'ait aucun Evêque dans cette assemblée venue des jatre coins du monde et formée de tous les rites catholi- Mes. Espérons que Celle dont l'Ecriture chante qu'elle est Me comme une armée rangée en bataille, sen souviendra

au jour ces grands combats.

Le chant de Tierce est terminé ; l'obédience est finie; et,

si Èx 0 , .

#Dous osons employer ce terme , l'assemblée a pris cet

aspect qu'on admire dans les vieilles peintures et les vieilles gravures où sont représentées les assemblées du Concile de Trente et les autres grandes assises de la sainte Eglise catholique, mais avec cette majesté de plus et ce caractère plus grandiose qu'imprime la présence de l'auguste et suprême pasteur. Le saint sacrifice va commencer et le grand-prêtre de la loi universelle s'avance vers l'autel pour immoler la victime adorable. Nous ne voulons point décrire la beauté des cérémonies , l'harmonieuse mélodie des chants consacrés par les siècles , et. tous ces rites si grands , si splendides , que revêt la sainte fonction célébrée par le Pontife suprême : ce tableau nous entrainerait trop loin, et nous avons hâte d'arriver au moment solennel , à la lecture du décret en l'honneur duquel toute cette pompe s'es! déployée, tous les Evêques sont venus de si loin, et qui doit assurer à Marie le plus glorieux de ses priviléges et le plus pur de ses mystères.

L'Evangilea été chantédansles deux languesconsacréespar la sainte liturgie et dans les deux rites prescrits pour lamesse papale. C'est le moment si impatiemment attendu et l'heure marquée de toute éternité dansles décrets de la miséricorde du Très-Haut : tous les yeux sont tournés vers le trône du Pontife suprême ; un silence solennel s'est fait dans l'immense assemblée ; tous les cœurs s'élèvent vers le Ciel. L'Eglise universelle députe vers le trône du Vicaire de Jésus-Christ cinq de ses pasteurs pour le prier de satisfaire enfin à la dévotion du peuple chrétien et de définir que la croyance à lImmaculée Conception de Marie est un article de la foi caiholique. S. E. le Cardinal doyen du Sacré-Collége , accompagné du patriarche d'Alexandrie , de l'Archevêque grec , d'un Archevêque et d'un Evêque latins, est chargé de porter au trône pontifical l'expression du vœu de l'Eglise et de lui adresser ses instantes prières. Le Vicaire de Jésus- Christ écoute une supplique aussi agréable à son cœur, aussi conforme au vœu de sa propre piété, et il déclare qu'il veut encore une fois invoquer les lumières de l'Esprit saini et consulter la volonté divine. Il se met à genoux sans quit- # ter le trône ; toute l'Eglise se prosterne avec lui et il entonne 5 le ’eni Creator, dont le chant est poursuivi par le clergé et 4 par la foule immense des fidèles. Dans la vaste basilique une

les vieilles Concile de inte Eglise e caractère uste et suncer et le l'autel pour oint décrire des chants grands , Si brée par le rop loin, el à la lecture Jompe s'est

brière unanime, ardente, sort de toutes les lèvres et une upplication toute-puissante monte vers le trône de Dieu. ‘hymne terminée , le Vicaire de Jésus-Christ se relève et hante l'oraison ; puis , en présence de toute l'Eglise cathoique, représentée par 54 Cardinaux, par un Patriarche, Mpar 42 Archevêques et par 400 Evêques, par 2 ou 300 “prélats inférieurs , par plusieurs milliers de prêtres et de féligieux de tous les rites , de toutes les contrées , de tous és ordres et de tous les costumes, et d'au moins 50,000 Æfdèles de toutes les conditions , de tous les pays ; la mître ln tête et dans l'attitude du docteur suprême , chargé d'in- “lerpréter les sentences et les traditions et de prononcer les Pracles de la foi , il commence la lecture du décret de cette . Noix grave, sonore, douce et majestueuse qui donne à sa

loin, et qui role un charme indéfinissable, Après l'invocation à la trèsviléges et le inte Trinité, aux apôtres Pierre et Paul, au moment où il

“rrive au passage concernant l'Immaculée Conception , sa nsacréespar Mpix s'attendrit, des larmes montent à ses yeux , et‘lorsqu'il

Brononce les mots sacrameritels definimus , decretamus , et Wébnfirmamus, son émotion , les pleurs lui coupent la parole, miséricorde il est obligé de s'arrêter et d'essuyer le ruisseau de larmes le trône du i s'échappe de ses yeux. Cependant on voit qu'il fait un slimmense éfiort suprême pour dominer son émotion , et il reprend iel. L'Eglise #iprs la lecture, de cette voix ferme et pleine d'autorité qui Jésus-Christ Æ@hvient au juge de la foi. Son cœur monte à ses lèvres et e enfin àla ‘OH ne sait sil prêche ou sil lit, tant sa voix est animée,

our lamesse lu et l'heure

à croyance à Plèine de mouvement, et l'on sent que le Père de la Chré- Je de la fo Meénté, le fils dévoué de Marie , le suprême pasteur de ollége , ac- ÆEelise et le juge infaillible de la foi parlent ensemble, ou Archevéque Blutôt que c'est l'Esprit divin qui parle par sa bouche et qui

êle à l'oracle du docteur de la vérité les sentiments d'un ar tendrement dévoué à Marie. Son émotion recommence sque, après avoir déclaré que la croyance à l'Immaculée ÆBonception a été de tout temps la croyance de l'Eglise

gtholique , que par conséquent elle doit être professée par us ses enfants , et avoir établi les peines qu'encourraient eux qui seraient assez téméraires pour la contredire, il

vient à parler des grâces qu'il reconnait lui-même devoir «la très-sainte Mère de Dieu, des espérances qu'il fonde

sur sa protection pour le soulagement des maux de la société

, est chargé u de l'Eglise re de Jésusson Cœur , déclare qu'il l'Esprit saiñi Lx Suns quitet il entonne

le clergé et asilique une

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et de l'Eglise, et du bonheur qu'il éprouve à rehausser h M

gloire de Celle qu'il a toujours tant aimée et d'où émanent tous les biens et tous les dons d'en haut.

Qui pourrait ne pas admirer la manière forte et douce M à la fois dont le Vicaire de Jésus-Christ a proclamé l'oracle infaillible qui assure sur le front de notre grande Reine et maîtresse le glorieux diadème d'une conception immaculée ! Oh! qu'il était beau, Pie IX, versant des larmes d'attendrissement en couronnant sa Mère bienaimée ! O larmes précieuses , que les Anges ont recueillies et qui brilleront comme des diamants sur la couronne que k Reine des Anges tient en réserve pour le Pontife qui lui à donné une gloire si magnifique ! Qu'ils étaient beaux ces Cardinaux , ces Archevêques et ces Evêques écoutant avec amour le décret qui proclame la grandeur de Marie, recueillantavec respect les paroles qui tombaient des lèvres sacrées du Pontife suprême, et qu'ils vont aller répéter par tout l'univers, aux infidèles de la Chine, aux sauvages de l'Amérique et des îles lointaines , à toutes les langues , à tous les empires , à tous les coins du monde habité ! O Sénat auguste de l'Eglise catholique, que vous étiez heureux d’assister à une aussi belle fête! Que les fatigues de vos longs 4 voyages , de vos longs travaux étaient surabondamment , récompensés par l'éclat ajouté en ce jour au diadème de k 48 Reine de l'Eglise! Qu'ils seront heureux , vos peuples fidèles, K quandilsrecueilleront de vos lèvres les paroles que vous avez recueillies vous-mêmes des lèvres infaillibles du souveran £ Pasteur, et que vous leur direz : Nous étions là, nous $

cvons vu, nous avons entendu ! Cette couronne qui brille au 1

front de notre Mère et de la vôtre, nous avons aidé à la pla- 4 cer | Qu'il était beau tout ce clergéde tous les rangsinférieurs 8

de la hiérarchie, s’unissant à ses Evêques pour saluer le dé- $$

cret et sapprêtant à aller le proclamer jusque dans les lieux les plus reculés', dans les missions les plus lointaines , dans 8 les chaires des grandes cités et des plus humbles hameaux! À

Et vous, fidèles de tout rang, de tout sexe et de toute condi. 98h

tion , qui remplissiez l'Eglise immense du prince des apôtres, a avez-vous jamais vu plus haute expression de l'unité catho- #8 lique ? Oh ! .qu'elle était belle ! qu'elle était agréable ai #8

Seigneur cette assemblée innombrable où ne battait qu'un 8

rehaussor 11 M où émanent M Mnion avec le Saint-Père , les Evêques et le clergé, ensuite

rte et douce a proclamé notre grande ine Concep- IX, versant a Mère biennt recueillies ouronne que itife qui lui a.

nt beaux ces coutant avec arie, recueilèvres sacrées éter par tout es de l'Amé- 28 , à tous les té ! O Sénat heureux d'asde vos longs abondamment diadème de la uples fidèles, que vous avez du souverain

e qui brille au ; aidé à la plaangs inférieurs r saluer le dedans les lieux

les hameaux: le toute condi-

e des apôtres, #k

à l'unité catho-

t agréable ai & e battait qu'ui ?

ions là, nous .

ntaines , dans 4

fœur pour aimer Marie, où ne s'ouvrait qu'une bouche, abord pour demander les lumières de l'Esprit saint en

our remercier Dieu et saluer Marie couronnée du diadème

“Me l'Immaculée Conception ; car c'est là un des caractères

des plus touchants et les plus catholiques de cette admirable . fête ! À peine sortie des lèvres du Vicaire de Jésus-Christ , Jinvocation à l'Esprit de lumière et d'amour s'est trouvée sur HQutes les lèvres, et on eût dit qu'une seule voix, une voix Cmposée de cinquante mille voix , montait au ciel. De ême , le Te Deum, à peine entonné par le Pontife suprême, ouru la basilique entière, et c'était un hymne infini de Æémerciement et de reconnaissance , une immense , une Hiverselle acclamation au glorieux privilége de Marie. Prière ardente, unanime , que les salves de l'artillerie et les Volées des cloches de la ville emportaient au ciel et déposaient 48 pied du trône de la Vierge immaculée 4/Mais cette couronne brillante que la parole du Vicaire de Jésus-Christ vient de poser sur la tête bénie de notre Reine ‘@ù de notre maîtresse, n'y ? .ra-t-il pas un signe matériel Qui la symbolisera et en transmettra la mémoire aux géné- #ations futures ? Pie IX y a pensé. Une couronne de l'or le plus fin, enrichie des pierres les plus précieuses, ira décorer liète de la Vierge immaculée que l'art de la mosaïque a Téprésentée in œternum au-dessus du maître-autel de la chépelle des Chanoines. Après le Te Deum , ce diadème éclatant est béni par le Pape sur l'autel même de la Confes- , €t le scuverain Pontife , précédé de son magnifique et IMposant cortége , va processionnellement porter à la Madone Vénérée le diadème préparé par la piété de l'insigne Chapitre de Saint-Pierre. De ses mains sacrées il dépose la précieuse Œduronne sur le front de l'auguste Souveraine du ciel et de la têrre, de la glorieuse Reine de l'Eglise, en présence de toute &cour de l'Eglise militante, en présence aussi de toute la Qur de l'Eglise triomphante ; car , il n’est pas permis d'en dguter, les Anges assistaient à cette fête, où celle qu'ils Bient , il y a dix-huit siècles et demi , saluée par ces

Môts : Ave Maria, gratia plena , est aujourd'hui saluée par

88 autres : Ave Maria, sine labe originali concepta! double

Qlutation qui n'en est qu'une , car la dernière est le déve-

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