LE TRIOMPRE DE MARIE
en lumière, de telle sorte que ces antiques dogmes de la doctrine céleste prennent l'évidence, l'éclat, la netteté, tout en gardant leur plénitude , leur intégrité , leur propriété, et qu'ils se développent , mais seulement dans leur propre nature, c'est-à-dire en conservant l'identité du dogme, du sens, de la doctrine.
Les Pères et les écrivains de l'Egfse, ‘ .struits par les uracles célestes, n'ont rien eu plus à cœur dans les livres quils ont composés pour expliquer les Ecritures , pour défendre les dogmes, pour instruire les fidèles, que de célébrer à l'envi et d'exalter de mille manières admirables la souveraine sainteté de la Vierge, sa dignité, son inté- 1 grité de toute tache du péché et son éclatante victoire sur le cruel ennemi du genre humain. C'est pourquoi, lorsqu'ils rapportent les paroles par lesquelles Dieu , dans les commencements du monde , annonçant les remèdes préparés dans sa miséricorde pour régénérer les mortels, confondit l'audace du serpent séducteur et releva merveilleusement l'espérance de notre race en disant: « Je mettrai l'inimitié entre toi et la femme, entre ta race et la sienne , » les Pères enseignent que, par cet oracle, a été clairement et ouvertement annoncé le miséricordieux Rédempteur du genre humain, le Christ Jésus , Fils unique de Dieu , et que sa bienheureuse Mère la Vierge Marie y est aussi désignée , que l'inimitié du Fils et de la Mère contre le démon y sont également et formellement exprimées. C'est pourquoi, de même que le Christ médiateur de Dieu et des hommes, ayant pris la nature humaine , efface le sceau de la sentence qui était contre nous et triomphant l'attache à la croix, de même la très-sainte Vierge, unie à lui par un lien étroit et indissoluble , avec lui et par lui exerçant des hostilités éternelles contre le serpent vénéneux et triomphant pleinement de cet ennemi, à écrasé sa tête de son pied immaculé.
Ce triomphe unique et glorieux de la Vierge, son innocence très-excellente, sa pureté , sa sainteté, son intégrité À préservée de toute souillure du péché, son ineffable richesse | de toutes les grâces célestes, de Loutes les vertus , de tous les priviléges , sa grandeur , les mêmes Pères en ont vu l'image tantôt dans cette arche de Noë, qui, après avoir été construite par l'ordre de Dieu, échappa pleinement saine et sauve.
au commun naufrage du monde entier ; tantôt dans cetto . échelle que Jacob vit s'élever de la terre au ciel, sur les degrés de laquelle les Anges de Dieu montaient et descendaient, tandis que Dieu lui-même s'appuyait sur le sommet; tantôt dans ce buisson que Moïse vit tout en feu dans le lieu saint et qui, au milieu des flammes pétillantes , loin de se consumer ou de souffrir la diminution même la plus légère, verdissait merveilleusement et se couvrait de fleurs ; tantôt dans cette tour inexpugnable en face de l'ennemi, à laquelle sont suspendus mille boucliers et l'armure complète des forts ; tantôt dans ce jardin fermé, qui ne saurait être violé et où aucune ruse ne peut introduire la corruption ; tantôt dans cette éclatante cité de Dieu , qui a ses fondements sur les montagnes saintes ; tantôt dans ce très-auguste temple de Dieu, qui, brillant des splendeurs divines , est plein de la gloire du Sergneur ; tantôt dans une foule d'autres symboles de même nature par lesquels , selon la tradition des Pères , la dignité sublime de la Mère de Dieu, son innocence sans tache et sa sainteté préservée de toute atteinte , avaient été admirablement figurées et prédites. Q
Pour décrire ce même ensemble, ou, pour ainsi parler, cette totalité des dons divins et cette intégrité originelle de la Vierge, de qui est né Jésus, ces mêmes Pères, se servant des paroles des Prophètes, ont célébré l'auguste Vierge ellemême comme la colombe pure , la sainte Jérusalem , le trône sublime de Dieu , l'arche de sanctification et la maison que la Sagesse éternelle s'est bâtie ; comme cette Reine, qui, remplie de délices et appuyée sur son bien-aimé, sortit de la bouche du Très-Haut toute parfaite , toute belle, toute chère à Dieu. Et considérant dans leur cœur et leur esprit que la Bienheureuse Vierge Marie a été au nom de Dieu et par son ordre appelée pleine de grâce par l'ange Gabriel lorsqu'il lui annonça son incomparable dignité de Mère de Dieu, les Pères et les écrivains ecclésiastiques ont enseigné que par cette singulière et solennelle salutation, dont il n'y a pas d'autre exemple , il est déclaré que la Mère de Dieu est le siége de toutes les grâces divines, qu'elle a été ornée de tous les dons du Saint-Esprit, bien plus, qu'elle est comme le trésor infini et l'abime inépuisable de ces dons, de sorte qu'elle n'a jamais été atteinte par la malkdivton, et que par
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Aussi c'est leur sentiment , non moins clairement exprimé qu'unanime, que la glorieuse Vierge, en qui Celui qui est puissant a fait de grandes choses, a brillé d'un tel éclat de tous les dons célestes , d'une telle plénitude de grâce et d’une telle innocence, qu'elle a été comme un miracle ineffable de Dieu , ou plutôt le comble de tous les miracles, et en un mot digne Mère de Dieu, et que rapprochée de Dieu autant que le comporte la nature créée et plus que toutes les créatures, elle s'élève à une hauteur que ne peuvent atteindre les louanges ni des hommes ni des Anges. Pour attester cet état (l'innocence et de justice dans lequel a été créée la Mère de Dieu , non-seulement ils l'ont souvent comparée à Eve, vierge , innocente et pure, avant qu'elle fût tombée dans les embûches mortelles de l'astucieux-serpent, mais encore ils l'ont inise au-dessus d'elle, trouvant mille manières admirables d'exprimer cette supériorité. Eve, en effet, en obéissant misérablement au serpent, perdit l'innocence originelle et devint son esclave; mais la Bienheureuse Vierge, augmentant sans cesse ses dons d'origine , loin de jamais prêter l'oreille au serpent, détruisit entièrement, par la vertü divine qu'elle avait reçue, sa force et sa puissance.
C'est pourquoi ils n'ont jamais cessé d'appeler la Mère de Dieu, lys parmi les épines ; terre entièrement intacte, virgi-
| nale, sans tache, immaculée, toujours bénie et libre de toute
contagion du péché , dont a été formé le nouvel Adam ; paradis tout brillant, tout agréable, tout parfait d'innocence, d'immortalité et de délices , établi par Dieu même et défendu contre toutes les embüûches du serpent venimeux: bois incorruptible que le ver du péché n'a jamais gâté: fontaine toujours claire , scellée par la vertu de l'Esprit saint ; temple divin; trésor d’immortalité ; seule et unique fille non de la mort mais de la vie ; rejeton de grâce et non de colère, qui,
‘par une providence spéciale de Dieu, s'élevant verdoyante
d'une racine infectée et corrompue , a toujours fleuri en dehors des lois établies et communes. Et comme si ces choses, inalgré leur. splendeur , étaient insuffisantes. Ils ont déclaré
par des paroles expresses et précises que lorsqu'il s'agit du péché, il ne saurait être en aucune façon question de la Sainte-Vierge Marie, à qui a été donnée une surabondance de grâces pour le vaincre entièrement. Ils ont professé que la très-glorieuse Vierge a été la réparatrice de sa race et une source de vie pour le genre humain; qu'elle était élue avant les siècles ; que le Tout-Puissant se l'était préparée; que Dieu l'avait prédite quand il dit au serpent: « Je mettrai l'inimitié entre toi et la femme , » et que c'est elle, il n'en faut pas douter , qui a écrasé la tête vénimeuse de ce même serpent. C'est pourquoi ils ont affirmé que cette bienheureuse Vierge avait été, par grâce, exempte de toute tache du péché, et pure de toute contagion, et du corps, et de l'âme et de l'intelligence : que, toujours en communication avec Dieu , et unie à Lui par une alliance éternelle , elle n'a jamais été dans les ténèbres , mais toujours dans la lumière , et que c'est pour cela, pour la grâce originelle qui était en elle et non pour l'état de son corps, qu'elle a été une demeure digne du Christ.
A tout ce que nous venons de dire, il faut joindre les magnifiques paroles par lesquelles , en parlant de la Conception de la Vierge, les Pères ont rendu ce témoignage que lanature, s'avouant vaincue par la grâce, s'était arrêtée tremblante et dans l'impuissance de suivre sa marche ; car il devait se faire que la Vierge Mère de Dieu ne serait pas conçue d'Anne avant que la grâce portât son fruit : cette Conception, en effet, était celle de la femme première-née de qui devait être conçu le premier-né de Dieu avant toute créature. Ils ont déposé que la chair de la Vierge prise d'Adam n'avait point reçu les souillures d'Adam, qu'ainsi la Bienheureuse Vierge a été un temple créé par Dieu même, formé par le Saint- Esprit, enrichi réellement de pourpre et de tout ce que l'or façonné par ce nouveau Beseleel peut donner d'éclat; qu'il faut à juste titre l'honorer comme le chef-d'œuvre propre de la divinité, comme soustraite aux traits enflammés du malin esprit, comme une nature toute belle et sans aucune tache, répandant sur le monde, au moment de sa Conception Immaculée , tous les feux d'une brillante aurore. Il ne convenait pas , en effet, que ce vase d'élection fût terni des souillures ordinaires , car bien différent de tous les autres, il en a reçu
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la nature sans”participer à la faute; bien plus, il était tout à faitconvenable que, comme le Fils unique a eu pour Père dans les cieux celui que les Séraphins proclament trois fois saint, il eût aussi sur la terre une Mère qui n'eût jamais été privée de l'éclat de la sainteté. Et cette doctrine était entrée si avant dans les esprits et les pensées de nos pères, qu'elle avait fait adopter parmi eux ce langage tout particulier et si étonnant, par lequel ils avaient coutume d'appeler la Mère de Dieu : Immaculée et Immaculée à tous égards, — innocente et l'innocence même, — intègre et d'une intégrité parfaite , — sainte et exempte de toute souillure de péché, toute pure, toute chaste, le type même de la pureté et de l'innocence. — plus belle que la beauté , d'une grâce au-dessus de toute espèce de charme, — plus sainte que la sainteté, la seule sainte, — très-pure d'âme et de corps, Vierge qui a surpassé toute chasteté et toute virginité, — la seule qui ait été faite tout entière le tabernacle de toutes les grâces du Saint-Esprit, — Celle qui, au-dessous de Dieu seul, est au-dessus de toutes les créatures, qui par nature est plus belle, plus parfaite , plus sainte que les Chérubins et les Séraphins , que toute l'armée des Anges, et dont, ni sur la terre nm dans le ciel, aucune langue ne peut dignement célébrer les louanges. Ce langage , personne ne l'ignore, a passé tout naturellement dans les monuments de la sainte liturgie et dans les offices ecclésiastiques ; on l'y retrouve fréquemment , il y règne et y domine : la Mère de Dieu y est invoquée et louée comme la seule colombe de beauté, exempte
de corruption ; comme la rose toujours dans l'éclat de sa
fleur ; comme entièrement et parfaitement pure, et toujours immaculée et toujours heureuse ; et qu'elle y est célébrée comme l'innocence qui n’a souffert aucune atteinte, comme une autre Eve qui a enfanté l'Emmanuel.
Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si cette doctrine de l'Immaculée Conception de la Vierge Mère de Dieu, consignée dans les divines Ecritures, au jugement des Pères, qui l'ont transmise par leurs témoignages si exprès et en si grand nombre, doctrine qu'expriment et exaltent tant d'illustres monuments de la vénérable antiquité, et que l'Eglise a proosée et confirmée par le plus grave jugement , il n’y a pas ieu de s'étonner si cette doctrine a excité tant de piété, de
sentiments religieux et d'amour chez les pasteurs même de
l'Eglise et chez les peuples fidèles, qu'ils se sont glorifiés de la -professer d'une manière de jour en jour plus éclatante, et
que rien ne leur est plus doux et plus cher que d’honorer, de vénérer , d'invoquer et de célébrer partout, avec une
-dévotion ardente, la Vierge Mère de Dieu , conçue sans tache -Originelle. Aussi, dès les temps anciens, les Pontifes, les membres du clergé, les ordres religieux, les Empereurs
même et les Rois ont demandé instamment à ce Siége apostolique de définir l'Immaculée Conception de la très-sainte Mère de Dieu comme dogme de la foi catholique. Ces de-
-Mmandes ont été renouvelées de nos jours; elles ont été
adressées surtout à notre prédécesseur Grégoire XVI, d'heureuse mémoire, et à Nous-même, soit par les Evé-
‘ques , soit par le clergé séculier, soit par les ordres reli-
gieux , par es souverains et par les peuples fidèles.
Aussi connaissant parfaitement toutes ces choses , y trouvant pour Nous-même les motifs de la plus grande joie et'en faisant l'objet d'un sérieux examen , à peine avons-Nous été, malgré notre indignité, porté, par les desseins mystérieux de la divine Providence , sur cette chaire sublime de Pierre, pour prendre en main le gouvernail de toute l'Eglise, que dans le sentiment de vénération, de piété et d'amour dont Nous fûmes dès notre enfance pénétré pour la très-sainte Vierge Marie , Mère de Dieu, nous avons attaché le plus grand prix à faire tout ce que pouvait encore désirer l'Eglise, pour hono-
rer davantage la Bienheureuse Vierge et donner un nouvel |
éclat à ses prérogatives. Mais, voulant apporter en cela toute la maturité possible, Nous constituâmes une Congrégation particulière formée de plusieurs de Nos Vénérables Frères les Cardinaux de la sainte Eglise romaine , distingués par leur
piété , leur prudence et leur science dans les choses divines ;'
Nous choisimes en outre, tant dans le clergé séculier , que dans le clergé régulier, des hommes profondément versés dans les sciences théologiques , afin que tout ce qui concerne l'Immaculée Conception de la Vierge fût examiné par eux avec le plus grand soin, et qu'ils Nous exposassent leur propre sentiment. Et quoique la réception des demandes qui nous avaient été adressées de définir enfin l'Immaculée Con-
ception de la Vierge Nous fit voir clairement quel était en co |
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point le sentiment de la plupart des Pasteurs de l'Eglise, Nous envoyâmes à tous nos Vénérables Frères ies Evêques du monde catholique une Lettre encyclique donnée à Gaëte le 2 février 4849, pour leur demander d'adresser à Dieu des prières et de Nous faire ensuite savoir par écrit quelle était la piété et la dévotion de leurs fidèles envers la Conception Immaculée de la Mère de Dieu, et surtout ce qu'ils pensaient eux-mêmes de la définition à porter, quel était sur ce point leur désir , afin de rendre Notre jugement suprême avec toute la solennité possible. RL
Ce n'a pas été, certes, une faible consolation pour Nous quand les réponses de Nos Vénérables Frères Nous sont arrivées. Mettant à Nous écrire l'empressement d'une joie et d'un bonheur inexprimable, non-seulement ils Nous ont confirmé de nouveau leurs pieux sentiments et la pensée qui Jes animent, eux tout particulièrement et leur clergé, et le peuple fidèle envers la Conception Immaculée de la Bienheureuse Vierge, mais encore ils ont sollicité de Nous comme par l'expression d'un vœu commun, que l'Immaculée Conception de la Vierge fût définie par le suprême jugement de Notre autorité. Nous n'éprouvämes pas moins de joie lorsque Nos Vénérables Frères les Cardinaux de la S. E. R. composant la Congrégation spéciale dont Nous avons parlé, et les théologiens consulteurs choisis par Nous , après avoir müûrement examiné. toutes choses, Nous demandèrent avec le même zèle et le même empressement cette définition ‘de la Conception Immaculée de la Mère de Dieu.
Suivant les traces glorieuses de Nos prédécesseurs, et désirant procéder conformément aux règles établies, Nous avons ensuite convoqué et tenu un consistoire où , après avoir parlé à Nos Vénérables Frères les Cardinaux de la sainte Eglise romaine, Nous avons eu l'extrême joie de les entendre Nous demander de vouloir bien émettre une définition dogmatique au sujet de l'immaculée Conception de la Vierge Mère de Dieu.
Plein de confiance en Dieu et persuadé que le moment opportun était venu de définir l'Immaculée Conception de la très-sainte Vierge Mère de Dieu, qu'attestent et mettent merveilleusement en lumière les oracles divins , la vénérablo tradition , le sentiment permanent de l'Eglise, l'accord admi-
vr'.
rable des pasteurs catholiques et des fidèles, les actes éclatants et les constitutions de Nos prédécesseurs ; après avoir examiné toutes choses avec le plus grand soin et offert à Dieu des prières assidues et ferventes, il Nous a paru que Nous ne devions plus différer de sanctionner et de définir par Notre jugement suprême l'Immaculée Conception de la Vierge , et de satisfaire ainsi aux très-pieux désirs du monde catholique et à Notre propre dévotion envers la Très-Sainte Vierge , afin d'honorer de plus en plus en Elle son Fils unique Notre-Seigrieur Jésus-Christ , puisque tout ce que l'on rend d'honneur et de louange à la Mère retourne à la gloire du Fils.
C'est pourquoi , n'ayant jamais cessé d'offrir , dans l'humilité et le jeûne, Nos prières particulières et les prières publiques de l'Eglise à Dieu le Père par son Fils , pour qu'il daignât diriger et fortifier Notre âme par la vertu de l'Esprit- Saint , ‘après avoir encore imploré l'assistance de toute la our céleste et appelé par Nos gémissements l'Esprit Consolateur, agissant aujourd'hui sous son inspiration, pour l'honneur de la Sainte et indivisible Trinité, pour la glorification de la Vierge Mère de Dieu, pour l'exaltation de la Foi catholique et pour l'accroissement de la Religion chrétienne, par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ , des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par la Nôtre, Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine selon laquelle la Bienheureuse Vierge Marie fut dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial de Dieu tout-puissant , en vue des mérites de Jésus- Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute. souillure de la faute originelle, est révélée de Dieu, et que, par conséquent, elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. Si donc quelquesuns, ce qu’à Dieu ne plaise, avaient la présomption de penser dans leur cœur autrement qu'il na été défini par Nous, qu'ils apprennent et sachent que, condamnés par leur propre jugement, ils ont fait naufrage hors de la foi et quitté l'unité de l'Eglise ; et, de plus, que si, par la parole, par l'écriture ou par toute autre voie extérieure, ils osaient exprimer ces sentiments de leur cœur, 1ls encourraient ipso facto les peines portées par le droit.
No dans de re grâce indig cerné saint.
entiè Bienl la té!
monc neur refug péril aupr la sa arrac ‘espè vré assai nage Vain et fl dans des joui afin
tes éclajrès avoir offert à paru que de définir tion de la du monde ès-Sainte Fils unie que l'on à la gloire
s l'humis prières pour qu'il e l'Esprite toute la prit Conon, pour la glorifiion de la ion chréhrist, des tre, Nous rine selon ) premier | privilége de Jésus- , exempte évélée de ue fermequelqueson de penpar Nous, leur pro- | et quitté arole, par ils osaient raient ips0o
Nos lèvres s'ouvrent daus la joie et Notre langue parle dans l’allégresse ! Nous rendons et Nous ne cesserons jamais de rendre Îles plus humbles et les plus ardentes actions de grâce au Christ Jésus Notre-Seigneur, qui, malgré notre indignité nous a fait la faveur singulière d'offrir et de décerner cet honneur, cette gloire et cette louange à sa trèssainte Mère. Et Nous nous reposons avec une confiance entière et absolue dans la certitude de Nos espérances : la Bienheureuse Vierge, qui, toute belle et Immaculée, a brisé la tête venimeuse du cruel serpent et a apporté le salut au monde ; qui est la louange des prophètes et desapôtres , l’hon-
neur des martyrs, la joie et la couronne de tous les Saints ; qui,
refuge assuré et auxiliatrice invintible de quiconque est en péril, médiatrice et conciliatrice" tpute-puissante de la terre auprès de son Fils unique , gloire; splendeur et sauvegarde de la sainte Eglise , a toujours détrarit toutes les hérésies ; qui à arraché aux calamités les plus-grandes et aux maux de toute
espèce les peuples fidèles et les nalions , et qui nous a déli-
vré Nous - même de: : ‘rils sans” ‘nombre dont nous étions assailli, la Bienheureus :: reé fera par son puissant patronage que, tous les obstacies étant écartés, toutes les erreurs vaincues , la sainte Eglise catholique, notre Mère ,se fortifie et fleurisse chaque j jour davaninge chez tous les peuples et dans toutes les contrées, qu'elle rêgne d'une mer à l'autre,
des rives du fleuve aux extrémités de la terre, qu ‘elle jouisse pleinement de la paix , de la tranquillité, de la liberté,
afin que les coapables obtiennent le pardon , les malades le
remède, les faibles la force de l'âme, les aflligés la consola-
tion, ceux qui sont en péril, le secours; afin que tous ceux qui errent, voyant se dissiper les ténèbres de leur esprit, reviennent au sentier de la vérité et de la justice , et qu “il n'y ait qu'un troupeau et qu un pasteur.
Que tous Nos bien -aimés fils de l'Eglise catholique entendent Nos paroles; qu'ils persévèrent , et avec une ardeur encore plus vive de piété, de religion et d'amour , à honorer, invoquer et prier la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu , conçue sans tache originelle, et qu'ils aient recours avec une entière confiance à cette douce Mére de grâce et de miséricorde dans tous leurs dangers, leurs angoisses, leurs nécessités , leurs craintes et leurs frayeurs. Inya rien