‹ Le Triomphe de Marie dans son Immaculée Conception [microforme]Chapitre 9 sur 39 · ARTICLE V · texte numérisé non relu

ARTICLE V

À DES DEVOIRS ET DES OBLIGATIONS QU'IMPOSERA A TOUT CATHOLIQUE LA DÉFINITION DOGMÂTIQUE DE L'IMMA®ULÉE

NCEPTYION.

| 8 4. Le premier devoir sera un acte de foi divine sur la “@érité de l'Immaculée Conception de la sainte Vierge.

Quoique le catholique ne soit obligé de connaître et de roire expressément que les plus nécessaires d'entre les véfltés révélées de Dieu, et qu'il lui suffise pour les autres avoir la foi implicite à tout ce que croit et enseigne l'Eglise, iéanmoins, quand il vient à savoir que l'Eglise croit et en-

Rigne telle ou telle autre vérité commerévélée de Dieu, il doit

î éndre sa foi explicite sur ces mêmes points. La chose est

idente, et c'est ce que pratique tout bon chrétien ; autreent il croirait , comme il en fait profession, tout ce que oit et enseigne l'Eglise, et en même temps il ne croirait pas

point particulier qu il sait être cru et enseigné par elle:

Cntradiction non moins impie qu'absurde. Lors donc que le

Monde catholique connaîtra la définition solennelle de la

érité dont nous nous occupons Ici, tous seront tenus de là

foire d'une foi divine ; tous, répétons-le , depuis le Pontife ‘Qui rendra le décret jusqu au dernier laïque qui en recevra

à nouvelle.

: Il est bon de rappeler à cette occasion que, pour savoir e Dieu a parlé par la bouche de l'Eglise, il suffit au fidèle

Me savoir que l'Eglise a réellement parlé au nom de Dieu,

1 Œup d'autres choses, parce qu'alors ils agissent simplement

e quelle fait toutes les fois qu'elle rend une définition

1 naine ne faut point oublier ce point fondamental de

doi, que l'Eglise, dans ses définitions dogmatiques , est Bujours assistée du Saint-Esprit, de telle sorte que, quoique ÿs hommes qui la composent puissent se tromper en beau-

@hù hommes, toute erreur est impossible lorsque l'Eglise dé-

finit ce qu'on doit croire, parce qu'alors elle agit comme la colonne et le soutien de la vérité, comme la dépositaire et l'interprète infaillible de la Révélation. Le fidèle n'en peut douter, à moins qu'il ne doute de la divinité de l'Eglise, de la divinité de la religion chrétienne.

Combien ne doit-il pas être consolant pour le cœur d'un catholique de savoir que Dieu nous parle aujourd'hui encore par le moyen de son Eglise, et nous éclaire ainsi d'une lumière nouvelle, pour la confusion de cette sagesse mondaine, que l'orgueil de ses prétendues lumières rend ennemie de la foi et qui, cependant, ne fait que poser ambitieusement question sur question , pour retomber bientôt dans les ténèbres de la plus cruelle incertitude sur les choses mêmés qu'il importe le plus de savoir.

$ 2. Le second devoir sera de professer extérieurement cette foi interne , toutes les fois que l'exigera la nécessité de ne pas la trahir devant le prochain

Ce devoir est inhérent à la profession de chrétien: Corde enim creditur ad justitiam , ore autem confessio fit ad salutem , dit l'Apôtre. La foi interne est le fondement de notre

justification devant Dieu; mais nous avons encore besoin, #4 pour être sauvés, de confesser cette foi devant les hommes.

11 faut que le chrétien montre ce courage sans lequel il déplairait tout à la fois à Dieu, dont il rougirait, et aux hommes qui couvriraient de leur mépris une telle lâcheté. Cette recommandation n'est pas hors de propos ; car , bien qu'il ne s'agisse pas ici d'une vérité incompréhensible , maïs seulement d'un privilége de la sainte Vierge, les impies, ignorant ou faisant semblant: d'ignorer et l'infaillibilité de

l'Eglise et les vraies notions qu'elle donne soit sur la Con- Da ception Immaculée, soit sur le péché originel, soit sur les LS . autres vérités, ne manqueront pas , à l'occasion de la défini- 48

tion qui se prépare, d'en faire l'objet de leurs raisonne- à ments sophistiques, de leurs satyres et de leurs moqueries. 4 On le sait d'avance: s’il s'agissait d'une chose mondaine, | à monde, pour nous servir des paroles du Sauveur, se plairait & à ce qui vient de Jui : quod suum erat diligeret ; il trouve-.

rait alors que l'Eglise fait une œuvre digne d'elle-même €

de sa mission. Les louanges , les applaudissements, les fél-# citations lui viendraient de tous côtés. Mais comme le monde:

4 ‘es

#1SSan( ut fil valtat a® tous frande « M couro cie qu

LE TRIOMPHE DE MARIE. a!

mme la c'est-à-dire les amis des choses de ce monde, ne trouvent taire et “Mrien qui leur appartienne dans ce qui va être fait en l'honon peut Mneur de le sainte Vierge; comme ils ont, au contraire, lise , de beaucoup à y perdre, attendu que tout ce qui peut accroître | Ma religion et raviver la foi qui les condamne eSt une épine eur d'un ans leur cœur, il faut s'attendre à les voir s'élever contre encore à décision de l'Eglise avec toutes leurs armes. Mais cette l'une lu- guerre ne servira qu'a prouver que le Saint-Siége accomondaine. plit une œuvre véritablement glorieuse. Les cris et les nie de la Plaintes de l'ennemi donnent suffisamment la mesure du coup usement il a reçu. Une belle occasion de mériter devant Dieu est es ténè- tMonc offerte au chrétien: qu'en face des ennemis de la relimes qu'il Æi0n; il manifeste sans hésiter sa docilité et sa soumission, j “refusant de prêter l'oreille aux séductions des méchants, qui ment cette 8e feront facilement reconnaître par leur seule conduite dans de ne pas Aaffaire présente. Entre les méchants ; en telles occasions , il ut aussi compter ces gens d'entre-deux qui, imbus d'un . Corde lésprit mondain, croient faire preuve d'intelligence en lu. éBpuyant de leurs sourires les moqueries des impies contre à ad sa à e loi catholique.

+ de noir #7 Que le fidèle ne se laisse donc pas étonner var cette vieille e DEOIR ‘ébutume des hommes de mal de railler les gens de bien et S MRC 5 choses bonnes: il est tout simple que leur langue exprime gpl he 4 6 qu'ils ont dans le cœur. Mais qu'il soit reconnaissant de la

ice que Dieu lui a faite en l'unissant à son Eglise dont

Fe bi pire est si grand , si étendu , si plein de gloire, même 5 CBF ». Su x yeux du monde, que les mondains eux-mêmes ambisible , Mai neraient l'honneur de lui appartenir, s'ils le pouvaient es IMPI Shs renoncer à leurs désordres et à leurs passions.

ilibilité de MES 3. Le troisième devoir sera de se réjouir au fond du cœur ME la Con nouvelles gloires de la sainte Vierge et du lustre qui en Soit gun 1e jaillira sur l'Eylise.

le LA au 4 Tout chrétien est tenu d'être rempli de respect, de reconnt " n

issance et d'amour pour la Vierge Marie Mère de Dieu. but fils est en outre naturellement porté à se réjouir de raltation de sa mère, et la Mère de Dieu est aussi la Mère | tous les chrétiens. Leur joie ne saurait donc étre trop

oqueries. 4 pndaine ; k 4 , se plairal à

sil or Bnde de voir un quatrième et plus précieux joyau ajouté à ee E + couronne de gloire qui ceint la tête de la Vierge, par fr ee Pcte qui la déclarera conçue sans la tache du péchéoriginel. B 1e ‘1m

Di

Et puisque l'Eglise acquerra elle-même une nouvelle gloire par la soumission sincère de tant de millions de catholiques de tout âge, de tout sexe, de toute condition, de tout pays , courbant respectueusement leurs fronts devant son oracle , à la face dun monde corrompu qui ne cesse de ang répéter que sa dernière heure a sonné , tout chrétien , révérant l'Eglise comme sa mère, devra se réjouir aussi de ce (agit nouveau triomphe.

LA FÊTE ss DE L'IMMACULÉE CONCEPTION DE LA VIERGE MARIE MArct

Page 1