‹ Le Trional: Son action hypnotiqueChapitre 17 sur 25 · NES · texte numérisé non relu

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Néanmoins, elle se sent, au réveil, plus reposée que de coutume.

17 mars. — 1 gramme de trional à 6 heures 1/2.

Même sommeil léger de 8 heures 1/2 à 11 heures, puis de 11 heures et quelques minutes jusqu'à 4 heures.

18 mars. — { gramme de trional à 7 heures.

Dort de 9 heures à 10 heures 1/2. Se rendort aussitôt jusqu'à 2 heures, mais sommeil très léger, entrecoupé de réveils fréquents et laissant de la fatigue au réveil.

19 mars. — {1 gramme de trional à 7 heures 1/2.

Dort de 9 heures à minuit d’un sommeil calme.

Puis de minuitet demi à 4 heures d’un sommeil très agité. Se sent un peu reposée au réveil.

20 mars. — On cesse le triona!,

Sommeil continuellement entrecoupé.

Jamais aucun trouble. Le sommeil moyen a été de 6 heures

environ ; mais il était léger et très entrecoupé.

Ogservarion XXV

Catherine A..., journalière, 42 ans; kyste de l'ovaire.

Depuis longtemps, la malade ne dort que deux heures par nuit.

23 avril. — 1 gramme de trional à 6 heures 1/2 du soir.

Dort de 7 heures à 5 heures du matin d'un sommeil très calme el ininterrompu. Réveil très agréable avec sensation de repos. :

24 avril — 1 gramme de trional à 8 heures 1/4,

Dort de 9 heures 1/2 à minuit; se rendort pour se réveiller encore quelques minutes jusqu'à 3 heures et redormir jusqu’à 6 heures. Excellent repos.

L'usage du trional est maintenu pendant huit jours encore à la même dose,

Le sommeil moyen obtenu est de huit heures.

Il est calme.

La malade dort un peu plus longle mps qu'auparavant après la suppression du médicament.

OgservarTion XXVI

Amélie AÀ..., 18 ans, fleuriste : chlorose avec phlegmalia alba dolens de la jambe droite.

Dortune demi-heure par nuit environ depuis un mois, et est très agitée le reste de la nuit.

Une première fois, avec { gramme de trional, dort 8 heures la première nuit, et 2 heures les nuits suivantes.

Une seconde fois elle prend :

Le 13 mars : 1 gramme de trional à 7 heures du soir.

Elle dort 5 heures après, pendant 6 heures, d’un sommeil continu, sans cauchemars. Bien reposée au réveil.

Le 14 mars : | gramme de trional à 7 heures.

Dort 5 heures deux heures après.

Du 14 au 17 mars : sommeil moyen de ÿ heures.

Le 17 mars : 1 gr. de trional à.6 heures. Elle dort 3 heures, 2 heures après, sommeil agité. Au réveil engourdissement et hébétude qui se dissipent dans la journée.

Le 18 mars, on remplace sur sa demande, le trional par le sulfonal à la même dose qu'elle prend à 6 heures et demie.

Elle dort de 9 heures à 1 heure et demie, puis de 3 à 6 heures d’un sommeil calme, réparateur, sans lourdeur de tête.

Mèmes effets le 19 mars et les jours suivants, ie sommeil moyen obleuu étant d'environ 9 heures et survenant de 2 heures et demie à 3 heures après l’administration du médicament.

Le sulfonal dans ce cas s’est donc montré supérieur au lrional

qui ne donuait en moyenne que à heures de sommeil.

IL n’y avait pas grande différence dans la rapidité de l’aclion, qui se manifestait 2 heures après pour le trional, et 2 heures

et demie pour le sulfonal.

OBservaTION XXVII

Alphonsine A..., ménagère, 61 ans, atteinte d’un carcinome de l'estomac.

Ne dort pour ainsi dire pas de la nuit. Sommeille quelques minules de temps à autre.

18 mars. — À gramme de trional à 7 heures.

Dort de 7 heures el demie à 10 heures, puis de 11 heures à 3 heures, d’un bon sommeil, sans cauchemars.

19 mars. — 1 gramme de trional à 7 heures.

Dort de 7 heures et demie à 10 heures et demie, puis de 11 heures à 5 heures, mais en se réveillant plusieurs fois.

Au réveil : la malade est bien reposée, elle ressent un peu de bien-être et une faim qu'elle n’avait éprouvée depuis longtemps.

Elle a eu la nuit des sueurs abondantes qu'elle n'avait pas auparavant. |

Pendant six autres jours on obtient les mêmes résultats ; la durée moyenne du sommeil étant de 7 heures.

Aucun trouble, si ce n’est des sueurs insolites. Le trional

paraît avoir exercé une aclion favorable sur l'appétit.

VAL. — Insomnie chez les dyspeptiques,

OBservarTION XX VIII

Louise L..., ménagère, 34 ans, alteinte de dilatation d'estomac. Depuis six semaines, ne dort qu’une heure à deux d’un mauvais sommeil entrecoupé de cauchemars.

Da 6 au {1 avril. — Prend chaque soir à 7 heures un gramme de trional.

S’endort en moyenne vers 9 heures pour se réveiller vers minuit, mal reposée, et avec une céphalalgie plus intense qu’avani l’administration du trional.

Sueurs nocturnes abondantes qu'elle n'avait pas auparavant.

Pas d'influence sur l’état gastrique.

OBseRvATION XXIX

N..., 55 ans, dilatation d'estomac.

Ne dort que 2 ou 3 heures, d’un sommeil lourd, entrecoupé de cauchemars,

Le 20 mai. — Prend 1 gramme de trional à 7 h. 1/2.

Dort de 8 heures à 5 heures, d’un très bon somme:l calme, sans cauchemars, et se réveille très bien reposé.

Le 21. — 1 gramme à 8 heures, s’endort à 8 h. 1/2 jusquà 4 h. 1/2 d’un très bon sommeil.

Le 22. — Ne prend pas de trional, ne dort pas.

Du 22 au 28 mai. — Prend tous les soirs { gramme de trional,

Eire

et s'endort en moyenne une demi-heure après pendant 6 à 7 heures.

Aucun trouble.

VILLI, — Insomnie chez une morphinomane.

OBsERvATION XXX

Renée L..., 22 ans, morphinomane.

S'injectait journellement 12 seringues de Pravaz d’une solution au 1/40°.

Amäigrissement très marqué, vomissements fréquents, palpitations, sueurs profuses.

Règles régulières comme époque, mais très peu abondantes.

Entre à l'hôpital le $ mars, s'étant déjà injecté 8 seringues dans la journée. On lui refait deux piqüres le soir avec une solution au 1/50°.

Le 9 mars. — On injecte quatre seringues au 1/50° ; 1 gramme de trional après la piqûre du soir.

Dort au bout de 1 heure et pendant 6 heures. Pouls = 80.

Le 10 mars. — Quatre seringues au 4/50°, 1 gramme de trional.

Dort 2 heures après, pendant 6 heures, d'un bon sommeil sans cauchemars. Pouls = 76.

Le 11 mars. — Trois seringues au 1/50 et une au 1/100°, 1 gramme dé trional.

Sommeil de 6 heures, calme, mais ne survenant que 5 heures après. Pouls = 82,

Le 12-mars. — Même médication.

Sommeil de 9 heures, 4 heure après l'administration, came et réparateur.

MT bre

Le 13 mars. — Trois seringues de morphine au 1/50, 4 gramme de trional.

Sommeil de huit heures, une heure après l'administration du médicament.

Le 14 mars. — Même médication ; sommeil de 9 heures, deux heures après.

Le 15 mars. — La malade demande qu'on augmente la dose de trional, pour la dédommager de la diminution de la morphine.

On porte la dose à 1 gr. 50. La malade a été plus agitée que les autres nuits.

Le 16 mars. — On porte la dose de trional à 2 grammes et l’une des trois injections de morphine est faite avec une solution au 1/100° seulement.

La malade dort dix heures environ, d’un très bon sommeil, ane heure après l'administration du médicament.

Anceun trouble au réveil.

Le 17 mars. Même médication, même résultat.

Le 18 mars. — Deux seringues 1/2 de solution de morphine au 1/100 ; 2 grammes de trional à 8 heures 1/2.

S’endort à 9 heures jusqu'à six heures du matin, mais réveils fréquents.

Du 19 au 23 mars. — Période menstruelle ; règles normales, quoique peu abondantes. Même médication : le sommeil a été en moyenne de 7 heures et est survenu 1 heure 1/4 après l’administration du médicament.

24 mars. — On n'injecte plus que deux seringues de morphine au 1/100°. 2 grammes de trional à 8 heures; dort de 9 à 6 heures d'un sommeil calme.

25 et 26 mars. — Mêmes résultats.

27 mars. — On porte la dose de trional à 2? gr. 50.

Du 27 mars jusqu’au 20 avril, date du départ volontaire de la

malade, on continue celle médication qui lui procure un sommeil

can AUS

de 9 heures en moyenne, survenant Î heure à 4 heure 1/2 après qu'on avait donné le médicament.

Les urines furent examinées tous les jours au point de vue de l’albumine, du sucre et de l'hématoporphyrine. Jamais on n’y trouva rien d’anormal.

Le trional ne parut pas antihydrotique dans notre observation.

Eafin on ne remarqua aucun trouble dans les différentes fonc-

tions organiques durant tout le traitement.

Dans toutes ces observations on a examiné les urines à plusieurs reprises et Jamais nous n’y avons trouvé de sucre ni d’albumine; jamais non plus elles n’ont présenté de teinte rouge sombre dévoilant la présence de l’hématoporphyrine.

Le sommeil moyen obtenu a été de 7 heures environ et il s’est produit 3/4 d'heure à 1 heure après l’administration du médicament, qui était donné en cachets et suivi de l’ingestion d’un liquide chaud. Les limites extrêmes d'apparition de l’action ont étè de 15 minutes et de 6 heures. Le sommeil était facilement interrompu, mais repris aussitôt.

Dans quelques cas (Obs. IT, IV, XI, XII), le trional a paru provoquer des cauchemars. M. Galliard cite de mème une malade qui refusa le trional parce qu’il lui causait d’épouvantables cauchemars.

Nous avons observé un seul insuccès chez une cardiaque asystolique (Obs. VI) alors que l'insomnie cédait à la morphine.

Chez nos deux hystériques (Obs. XIX et XXIT), il eut

un eflet sédatif assez marqué.

LASUES

Dans quatre cas (Obs. IV, VIE, XI, XXI), il y eut quelques troubles fugaces au réveil : nausées, céphalalgie, vertiges, incertitude des mouvements, bourdonnements d'oreille.

Dans le cas XXI, la céphalalgie fut cependant persistante.

Dans l'observation XV, le trional se montra supérieur au Chloral, au sulfonal et à l’opium; dans l’observation XXV, au contraire, il fut inférieur au sulfonal donné à la même dose.

Nous avons noté deux fois (Obs. XXVIT ei XX VIII) des sueurs insolites que rien d’autre n’expliquait.

Enfin, dans la première de ces deux dernières observations, il s’est manifesté une amélioration trés sensible de l'appétit.

Chez presque tous les malades qui ont pris du trional la température a èté notée le soir avant Padministration du médicament et le matin au réveil. Il n’y eut aucune différence imputable au médicament.

Le pouls fut pris tous les matins et ne subit pas de variations du fait du trional.

Nous n’avons observé non plus aucun effet sur Pappareil respiratoire.

Sur l'appareil digestif, outre le cas favorable cité plus haut, nous avons noté un peu de diarrhée dans l'obser-

vation LIL,

BouDEAù ÿ

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