Staël, 20 juillet
332 LE GÉNÉUAL CUODERLOS DE LACLOS
Amis de la Constitution que les lettres, avis, etc. doivent ôlre adressi^s à M. P. Choderlos, (lel uvis, qui a ét(^ laissé sans doute par erreur, pourrait faire croire que je continue h rédiger le Journal qui porte ce litre, mais qui ne se fait plus sous les auspices de la même Société.
Or je déclare, qu'en me retirant de la Société séante aux Jacobins, je n'ai jamais prétendu iHre à celle des Feuillants. J'ai voulu seulement, dans un temps 011 l'opinion varie sur les personnes d'une manière si étonnante, m'isoler entièrement et m'en tenir aux principes, qui ne varient jamais.
P.-C ClIODKRLOS.
Rien n'indique (\\ui Laclos ait essayé d'entrer à l'Assemblée législative ; mais, au début de la nouvelle législature, espérant ([ue les préventions dont il était l'objet, s'étaient enfin dissifiées, il se représenta aux Jacobins, dont l'influence n'avait cessé de s'accroître. Son nom fut d'abord rayé sur la liste de présentation du 16 novembre ; après une courte discussion, on remit à la prochaine séance de trancher sur son cas. Le 13, un grand nombre de voix demandèrent la question préalable ou l'ajournement. Sur la proposition de Bazire, on passa h l'ordre du jour. Les Jacobins ne lui avaient pas pardonné.
Laclos se vit donc, à contre-cœur, forcé de se retirer de hi lutte. D'après son propre aveu, il touchait encore 3.000 francs du duc d'Orléans, (|ui ne les lui supprima qu'en octobre 1792 K II habitait toujours au Paiais-Uoyal, mais avait perdu toute faveur auprès du prince, dont Sillery fut depuis le conseil