A. N. F? 468G. Déclaration de Laclos à su tcctioii
habituel cl le porte-parole. Au premier juin 1791, il avait obtenu du département de la guerre une pen-^ sion de retraite de 1.800 livres. En 1792, il hérita de sa mère 1.200 à 1.400 livres de rente. Cet homme, qui avait distribué des trésors, et passait |)our Tagent payé de TAngleterre et de la Prusse, ce romancier pervers, conseiller secret d'un débauché^ vécut jusqu'au 10 août dans la gône entre sa femme, son frère et ses deux enfants qu'il chérissait. 11 prétendit plus tard avoir réalisé une partie de son patrimoine, dans le dessein d'acquérir un fonds d'industrie, qui le mil à même de faire vivre plus aisément sa famille. Ce qu'il avait désiré avec toute son énergie de lutteur, ce n'était pas la fortune, ni le plaisir, mais l'action et le pouvoir. II avait lamentablement échoué.
« Louis XVI abdiquant, a dit Chateaubriand *^ » I^)uis XVn placé sur le trône, M. le duc d'Or- » léans déclaré régent, que fiU-il arrivé? » Question bien épineuse. On |)eut croire cependant qu'une longue régence, suivie d'un roi nouveau ou d'une dynastie nouvelle, était en somme, vers 1791, le meilleur compromis entre la Révolution et l'Ancien Régime, entre la démocratie et la forme monarchique,, le moyen le plus efficace de conserver à la France nouvelle le bénéfice de ses traditions séculaires. Les projets de Laclos étaient dans le sens de riiistoire : ils aboutireni en 1830. Pour les réaliser en 1791, il eut fallu mieux qu'un Louis- Philippe, un Guillaume III ou un IlenrilY, un de ces princes hardis et populaires, qui savent plaire et maîtriser à la fois; l'Ancien Régime n'en possédai! pas; il était trop corrompu, trop décrépit pour