‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 115 sur 173 · Servnii à Laclos, 12 et 13 septembre · texte numérisé non relu

Servnii à Laclos, 12 et 13 septembre

« Celle aflaire do Flnndrn, écril-il h Sorvaii, le II se|H » leiiihre, est encore une malheureuse suite de » rinsatiahie manie du général Dumourie/ d^iUiriT » tout à lui. Quand il éUiitau camp de Maulde, il lui » fallait toutes les troupes de la France; il les faut » de même aujourd'hui pour les Ardennes; il les » faudrait h Moulins ou à Bourges s'il ycommandait. » C*cst dommage que ce défaut dépare tant d'acti- » vile et même de lalent; car, 21 mon sens, il y en » a heaucoup dans tout ce qu'il a fait militairement » jusqu'à ce jour. » Le 14 septembre, Luckner, dont Laclos tient la plume, écrit à Kellermann de ne pas se joindre c^ Dumouriez et de se porter sur Bai*-le- Duc et Suippe. Le même jour, les Prussiens rcpoiissùrcnt Cha/ol, (fui défendait le défilé de la Croixaux-ltois; Dumouriex S4* vil tourné et dans la situalion la plus dangereuse. Il hallil en retraite dans la nuit et appela Kellermann et Heurnonville à son secours. Le 15, une pani([ue s'empara de la division de Chazot, dans la plaine de Montcheutin, et les fuyards allèrent porter la terreur jusqu'à ChAlons, où Laclos s'épuisait à établir un peu d'ordre. Il fallait donc au plus vite secourir Dumouriex. Dès h>i*s Laclos n'hésite plus et, de concert avec Servan, travaille de toutes ses forces à la jonction. Le même jour, Kellermann reçoit l'ordre signé de Luckner de se portera marchesforcées surSainte-.Menehould, par le chemin le plus court, et de se réunir à Dumouriez.

Beui'uonviHe arriva à Tilnllons le 10 au soir, avec ses belles troupes du camp de Alaulde, «harassées el » crottées mais joyeuses ». H s'y reposai el partit le 18, grossi de sept bataillons de fédérés {Kirisiens. « Nous » prenons toutes nos mesures, écrit I^ielos le 17, » pour envoyer à Al. Dumouriez tout ce que nous

» avons ici de troupes organisées ; cela prendra le » temps d(; tonte notre nuit » K

Le 17, nouvelle lettre aussi pressante de Luckner h Kellerniann. 11 est urgent, déclare-t-elle,de joindre Duniourie/ à quelque prix que ce soit; « vous cor- » respondrez avec lui d'heure en heure; les mo- » nu;nls sont pressants et le salut de la France peut » dépendre de cette circonstance... Si M. le duc de » Brunswick n'attaque pas ce soir M. Dumouriez, » avant la jonction, nous aurons beaucoup gagné. La » journée de demain m'intéresse infiniment^.» Le 18, Kellermann annonce à Servan qu'il est entièrement d'accord avec lui et qu'il va se porter vers Suippe, <( (|ui lui parait le meilleur point ». Le 19 Laclos pousse un cri de joie : « La réunion est faite » écrit-il à Servan. Je reçois à 9 h. 1/2 du soir un » courrier de M. Dumouriez; il n'a pas été attaqué... » j'espère qu'enfin je dormirai cette nuit sur l'une » et l'aulre oreille'*.»

Par la même h;ttre, datée du 19, Liclos annonçait à Servan son retour. « Tout annonce que je » partii'ai demain ». II recounnandait de continuer en hûle Tenvoi d'hommes, de munitions et d'eOets de campement. « 11 faut encore à Dumouriez vingt » mille hommes en deux envois, s'il est possible. » Labourdonnaye et Sparre, désignés pour le remplacer, voyaient avec regret son départ. « C'est un furieux » travail, écrit Sparre, (|uand on veut faire obéir des » volontiiires, qui contrarient vos ordres à chaque » instant... Laclos m'aurait été d'un grand secours « pour arrêter reO^ervescence des létes parisiennes.»

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