‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 123 sur 173 · Aulord, Uitt.pol.f p · texte numérisé non relu

Aulord, Uitt.pol.f p

» Ml, peu lui importait ce que deviendrait Tcmpiro » français. Ce n'était pas de la haine, c'était de la » rage. L'abbé Fa ucbet fut pris de la môme fureur;... » il se mit à composer un journal, qui n'était qu'un M long tissu d'injures et d'imprécations contre le » parti qu'il avait enfin abandonné. Il lui arrivait » souvent, en relisant ses feuilles de dire : Eh ! mais, » mon Dieu, que faut-il donc faire pour avoir Thon- » neur d'être égorgé par ces gens-là? Quelques » membres de la nouvelle assemblée se rangèrent » du côté de Manuel et de Fauchel^ » Manuel, jouisseur sanglant, qui, pendant les massacres de seplembrcî, ioucliait le prix du sang épargné, adressait, en 1791, d'obséquieux compliments au duc de Chartres. Quant à Fauchcl, nous l'avons vu figurer parmi les correspondants de LmIcIos, pendant son séjour à Londres: après le 5 octobre, il adressait au duc des adieux déchirants. L'ancien orateur du Cercle Social afieclail sans cesse un délire apocalyptique. Le placard de Marat nous a fait tout à l'heure soupçonner les dessous d'un justicier ; une lettre de Fauchel nous montrera maintenant l'envers d'un illuminé :

Claude Fauchet à Philippe-Égalité.

» Philippe, tu as voté le supplice de Louis Capet : » il est mort sur l'échafaud ; tu jouis. Je veux Irou- » bler ta joie par le seul moyen qui puisse loucher » ton cœur. Tu me dois douze cents livres depuis » l'oraison funèbre que j'ai faite de ton père : je te M les demande. D'après le désir que tu manifestas, » je distribuai dans ta maison six cents exemplaires

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