‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 125 sur 173 · Gnral. Delà Conap. d'Orléans · texte numérisé non relu

Gnral. Delà Conap. d'Orléans

Irosso, M"*'' (le RaiTuel-Uotnivcrt, Avant lo 10 aoAt, il (Vrivit deux fois à La Fayette pour repousser raccusatiou crorléanisine. Après sa trahison, il donna les munies assurances à Fersen, déclara qu'il méprisait le duc d'Orléans, autant qu'il rhérissaii et estimait le duc de Chartres, « qui ne ressemhlail en rien à son père ». il s'eiïorçait de faire valoir le jeune prince, de lui créer un rôle, attirant sur lui, aux dépens de Miranda, tout Phoaneur de la bataille de Jemmapes. M"** de tienlis» accompagnée de M**° Adélaïde, était allée d'Angleterre à Tournay, en passant par Paris, rejoindre son ancien élève. Klle se qualiliait d'à émigrante jacobine », écrivait à son mari de défendre obslinéineni la constitution et déclarait qu'on n'avait pas été tnqi loin, mais trop vil(^ Klu h la Convention, Sillery se lit envoyer, après Valmy, en mission à ^armcH^ où se trouvait son gendre, le général Valence. Ses amis girondins étaient ceux de Dumouriez. A Tournay, celui-ci faisait rtmdre les honneurs militaires h M"" d'Orléans. Un émissaire jacobin le trouva chez M'"" de (lenlis, qu'il vit a sonrii*e malignement ». (i(;tt(i fi^nme intrigante espérail-clle renlrei- à Paris, dcîrrière Tarmée, pour y voir couronner, peut-être sans tarder, celui qui l'appelait sa seconde mère ? C'est chez elle, que, le 2 avril, Dumouriez, après avoir levé Tétendard de la révolte, réunit ses officiei^s les plus dévoués. Une sous-gouvernante de M"° d'Orléans, en arrivant de Tournay, déclara (|ne M'"*' de iSenlis avait consor\'é tout son ascendant sur le duc de Chartres, qui (( chantait les vêpres du matin au soir », qu'elle lui peignait son pèn; « sous les couleurs les plusaflreuses » et qu'elle avait employé « jusqu'aux larmes » pour Tentrainer sur les pas de Dumou-

riez *. Il est un tout cas certain qu'en arrivant à Paris, Dumouriez eût tout d'abord [proclamé Louis XVII.

La nouvelle de sa trahison fut ciccueillie avec cnriosilé par le publie, avec terreur par la Convention. Après sa fuite, celte terreur devint rage et lea partis se ruèrent furieusement Tun sur l'autre. Le G avril, fut créé le comité de Salut public. Tout ce qui louchait aux traîtres de près ou de loin devint suspect. La Gironde et la Montagne se reprochaient Tune à l'autre Dumouriez et duc d'Orléans. La Monlafîiie se hALi de se débarrasser de son prince. Le vide se lit iiislanlanéuKMii autour de lui. (jamille Desmoulins, l'organcî de Danton, l'ancien commens<'il de Bellecliass(», écrivit V Histoire des BrissoUns, libelle sanguinaire, où ilappelaitles vengeances populaires sur les (jirondins, partisans d'après lui de d'Orléans. Barère, le tiiteur de Paméla, lui faisait écho et Marat demandait la mort d'Ëgalité. Le 4 avril, la Convention ordonna Tarreslalion du prince; le 8 avril, on décida de renvoyer à Marseille pour y être incarcéré. Dans la circulaire, qui fut adressée par les Jacobins de Paris à leurs sociétés affiliées, élaient dénoncées les manœuvres de Comeyras, « l'imperturbable ami de Laclos 2. » Le nom de Laclos étiiit inséparable de celui de Philippe d'Orléans. Les opinions républicaines (pTil aflichait depuis un an, ses récents services inililaires n'avaient rien fait oublier de ses

1. La trncc do cette déposition existe toujoars aux Archives de la police, tnnis le piocès-vcrbal a disparu, comme presque tous les dociiineiits de nus archives publiques, qui touchent à la famille d'Orléans. Les mémoires de Drissot, II, p. 330 nous en ont conservé le sens.

2. Aulard, Jacobins, IV p. ^i 11. Comeyras, avocat du duc d'Orléons dans l'aiïaire du 5 octobre, gérait à présent ses biens avec Merlin de Douai et Guillaume, tous deux conventionnels.

intrigues. Des le 31 mars, le Comitt^ de SAreté générale le décréta d'arrestation * avec une rournéc de prétendus orléanistes : les deux ûls Ëgalitii, la citoyenne Sillery, Valence, Lemaire, officier de Philippe-Egalité, Bonne-Carrcre, Westermann, Gouy d'Arsy, d*Ëspagnac, etc...

Page 1