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2. SUincllinl. Vie de Henri Ihulard^ p. 05. — Priulliommc. La Journée de» Tuiles, 1893. — Cli. Nodier ; Dullelin du bibliophile, octobre 183^1.
en eflct, appui'lcnnienl h hx liante société grenobloise. Ce sont probablement les manies indications que Tilly nous a transmises. Yalmont serait donc un officier d'artillerie « portant un nom célèbre dans les sciences » et dont les aventures avaient pris un tel éclat, (pi'il aurait eu la réputation de Lovelace, » si c'eut été un bomme de cour ». M*"® de Merteuil ne serait (pi*une faible copie d'une grenobloise, la marquise de L. T. D. P. M. Knfin l'aventure de Prévan serait arrivée à un ofllcier supérieur des mousquetaires, M. de Rocbecb
Quant au caractère de M"* de Tourvel, « qui n'est pas commun », Laclos l'aurait imaginé ^
Le succès des Liaisons dangereuses se soutint jusqu'à la fin de l'Ancien régime. Klles continuèrent d'être l'objet de discussions passionnées. On en répandit une sorte de parodie, les Mémoires du vicomte de BarjaCj qu'on attribua même faussement à Liiclos. Tous les bonnui^s y sont francs et généreux ; toutes les femmes bonnétes et pieuses. M"*" de Montesson tira des Liaisons une pièce qu'elle fit représenter sur son Ibéalre de Bagnolet, laCo////t'^.çc de C/iazelles. M*"" de tienlis nous apprend que l'œuvre de sa Umte « tomba bonteusement au troisième acte. » Le roman de Laclos trouva naturellement près des révolutionnaires une fortune nouvelle. On y vit justement le procès de la cour et encore de l'aristocratie toute entière. A cet égard, il partagea la faveur du Mariage de Figaro cpii parut une année après. Les éditions'^ se multi-
1. Int. des Cherih. et Cur., III, p. 168. — Tilly, Mémoires, Cf. chup. VIII, p. 2*20.
2. Laclos écrtvnit ù son fils, lo 19 juillet 1802, ou sujet des éditions de sou livre : « Je te dirai que l'édition d'Estompés, dont tu » me portes, est lu plus fautive des mille et une conlrcfavons, qu'on
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plièrent; des traductions parurent dans toutes les langues. 11 avait sa place dans toutes les bibliothèques de nos pères. Quand La Fayette, au mois de juillet 1792, après avoir franchi la frontière, fut fait prisonnier par les Autrichiens, il ne possédait dans ses bagages qu'un seul livre, et c'était celui-là; pendant ses dix années de captivité, à Olmùtz, il n'eut d'autre distraction que de relire l'ouvrage dont il avait fait choix en quittant Paris * . « Dans le nouvel ordre de choses, écrivait Tilly en 1807, le livre a perdu de son intérêt et néanmoins durera autant que la langue^. »
Après avoir été célèbre, le roman de Laclos fut presque oublié. « Laclos est inconnu des nouvelles générations », écrivait en 1840 Arsène Houssaye, qui lui-même le confond avec les conteurs erotiques du siècle précédent ou les romanciers de boudoir galant. Heureux homme, qui trouve h s'égayer du cœur de Valmont ! ^ Celle opinion élait générale. On plaçait les Liaisons dangereuses à coté des
X a faites de ce roman. Il ne reste pas un ezemploire des deux » seules éditions que j'en oi faites. La moins mauvaise est actuel- » lement celle où l'on a mis une correspondance entre M*** Riccoboni » et moi et quelques poésies fugitives échappées à ma jeunesse. » Mais comme cette édition n'est pas faite à Paris, je ne sais si j'en » trouverai. » Cette dernière édition est de 1787, comme en témoigne une lettre de M"** Duchastclior, ( B. N. 12.845) qui remercie Laclos, alors à Motx, de l'envoi d'un exemplaire. Elle est ù peu près introuvable. — Le Mercure de France a publié cette année une édition d'après le manuscrit original, qui se trouve à la Bibliothèque Nationale. — Les imitations et les parodies des fÂaUonê dangereu*e$ sont innombrables. On a faussement attribué à Laclos les Folies Philosophique» du marquis de Luchet.