‹ Le trombinoscope (volume 2)Chapitre 27 sur 173 · A. G. Dossier MonUilcmbcrt · texte numérisé non relu

A. G. Dossier MonUilcmbcrt

lO'i LI-: r.ÉNKIUL CIIODRULOS DK LACLOS

» prit i*\iU) kilriils, ri iii^'inc i\v fruits » dit TiiispiTtiMir, i|ui signnhï sou ahsoiuv ilii corps. « Ci;s disposi- » tioiisde l«i nature lui ont procuré le double avaulage » de réussir dans la littérature et de faire en même » temps de grands progrès dans le métier de rartillerie, » de manière qu'il remplira avec distinction tous les » emplois que l'on jugera h propos de lui confier K » La société de La Rociielle, à cette époque, ne le cédait en rien en charme et en gaîté, à celle de (irenoble. Les grandes forUmes, acquises dans le commerce de mer, avaient développé dans la vieille cité une vie mondaine et oisive. Les négociants protestants ou catholiques, faisaient h présent figure de grands seigneurs. Ils habitaient de beaux hôtels, aux élégantes façades à fronton, aujourd'hui |)i'es4|ue inku*.ts, et ciirulaieut dans l(;s rues eu carrosse ou chaise à porteurs; l'hiver, ils se promenaient sous les «porches » ou galerie couvertes, qui font encore l'ornement de la ville, la canne à pommeau d'argent îx la main ; l'été, ils accompagnaient les dames « au » café d(î Provence, sur la place d'Armes, où l'on va » prendre l(»s glaces». Tous les soirs, ce n'était que dîners exquis, concerts, bals et réceptions fort courues. Tel négociant se vantait d'avoir offert à souper h trente jolies femmes. Les Rochelais chantaient alors :

A In gnité de la tahlc, .

Ne suftisent pas les pots.

11 faut qu'un jaseur aimable Sème les joyeux propos ^.

Laclos était tout prêt à remplir l'office de ce jaseur

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