A. G. Dossier Laclos
2. Fcydcl,à celte occasion, déclnraitnuvcrlcmcnt dans VOhnervaUtir ^(1790, n* 18) que le duc d'Orlénns avait eu roison en pensant alors à un conseil de réj^cnce. Si le roi eût été enlevé en octobre 1780, un conseil de régence ournit été le seul moyen de conserver rAsscinbléc.
le capital (runo rente attribuée par IjOuIs XV a une fille (In Régent, lors de son mariage avec le duc de Modène. l/auslùre janséniste Canins, rapporteur de fallaire, étiiit favoralde. Les journalistes et les patriotes, qui vivaient de la caisse orléaniste, s^alai*^ maient sans doute de son épuisement et représentèrent à Camus ([ue c'était le seul moyen de reniboui*ser an prince les sommes dépensées pour la liberté. L'opinion s'indigna et Camille Desmoulins lui-même se crut tenu de protester pour la forme. Le duc, criblé de dettes et n'empruntant plus qu*à des tauv usuraires, diminuait son train et renvoyait son monde. Sa fenune obtint une séparation de biens. L'ambassadeur de Pai'me écrivait qu'il ne
compL'iit plus garder que MM. de la Touche, de Limon et de Lnclos « triumvirat remarquable ».
Sur le conseil de Riron, il essaya de se rapprocher du Roi et demanda du service à l'armée. <( Je ne me » connais aucun tort envei*s le Roi, » écrivait-il à son ami, « d'aucune espère, excepté celui d*èti*e » attaché h la Révolution et d'y avoir eu quelque » part... Je suis ennuyé d'avoir été calonmié de » tout(^s les manières possibles et le jouet de tous » les fripons qui en ont envie ^ » Les démarches n'aboutirent pas. En mai*s 1792, Bertrand de Molleville pensa opérer la réconciliation en le faisant nommer amiral. Le duc parut aux Tuileries, mais, de nouveau, les courtisans le couvrirent d'injures : on lui marcha sur les pieds ; il leçut des crachats. Il essaya vainement d\Hre envoyé aux Antilles, sans doute pour fuir aux Ëtats-llnis avec M*"* de Buflon. Plus tard, un ordre formel le rappela de l'armée de Luckner, où il avait rejoint ses fils»