‹ Le trombinoscopeChapitre 111 sur 307 · DURE · texte numérisé non relu

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étaient celles-ci: « Angénor, mon fils... si tu veux arri-

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» ver... fais comme mor... ne t'occupe jamais de politique.

» Gagne de l'argent. tout est là. »

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Angénor, nous l'avons dit, n’était pas une nature mau-

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nr complètement dépourvue d’ exemples qui eussent pu

Nulle part autour de lui, où tout était soumission, :

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vaise; mais n’ayant pas été armé pour la vertu, ni par l'éducation, ni par l'exemple, il se trouvait la proie naturelle et tout indiquée du vice. — Il était à l’âge où les

passions s’éveillent ; elles firent le reste.

Il entra dans le tourbillon des plaisirs honteux et faciles, absolument incapable de lutter contre aucun des entraînements de cette vie flétrissante et amollissante. |

Il y dessécha bien vite ce qui lui pouvait rester devigueur

et d’honnêéteté.

De 1865 à 1870, c’est-à-dire de dix-huit à vingt-trois ans, Angénor acheva sa décomposition physique et morale.

Les amours à la course et à l’heure eurent bien vite raison de sa virilité, les joies factices du libertinage étouffèrent en lui toute idée de famille.

Les tripotages heureux, les siens et ceux des autres, tuèrent en lui l’amour et le respect du vrai travail. Et bientôt, libertin usé, jeune homme vieilli, fils sans foyer, débauché sans amour, Angénor devint un des spécimens ies mieux réussis de cette génération de crevés que le réveil politique de 1868 et 1869 trouva insensibles, engour-

dis et hébétés, selon la formule napoléonienne.

Lorsqu'éclata la guerre contre la Prusse, Angénor fut bien un peu secoué. Il poussa, comme les camarades, son petit cri : « À Berlin! » et retourna le soir aux Bouffes, où

les débuts intéressants d’une cabotine en vedette contre-

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