EE EX
duc de Modène; mais ne monta plus jamais à cheval sous aucun prétexte. |
Dieu bénit cette union; car de ce mariage naquit... pour la France la certitude qu’enfin allait s’éteindre la race d’un
de ses prétendants.
Quand éclata la révolution de 1848, le comte de Chambord et ses partisans pensèrent que leur moment était arrivé; mais, confiants dans la divinité de leur droit, ils ne bougèrent pas sensiblement et se dirent : Ne nous dérangeons pas, la nation va nous rappeler.
Ils appuyèrent même la candidature de Napoléon à la présidence, ne mettant pas le moins du monde en doute
que cette planche ne dût les mener à leurs fins.
On raconte que les vieilles perruques qui servaient à ce moment de conseillers au duc de Bordeaux, lui répétaient sans cesse : Laissez faire, sire!... ce maraud n’en a que
pour trois semaines.
On sait le reste: ce « maraud » en eut pour vingt-deux ans, et les toiles d’araignée qui, dans l'antique bahut de Frohsdorf, reliaient tous les vieux attributs de la légitimité, purent s'épanouir dans une abondance telle qu'il fallut plus tard employer la dynamite pour avoir raison de leur
inextricable entrecroisement.
nee ve nement ass
’ déicises lé tech + ; x — ro . Du cours pee sonner = Morse 5e Re DE cui ul 3 < E k = , 2 : 5 rt 4 d e Les ete LUCE > e à Le à & * TRE] Le CNET c'aA nid Ta ui ATaUrS ss à ms en Éd on M: a “ ; ? : >» È ess e Ce aglsde : ent af 42 < k 4 sa mi =. Via Fe Th à, » sut) PC dd ; DR UT D Ce tes ls — . - . sn É ” nca SS — De RÉ aie sq ere NU < à i . : \ rt Ô D à, £ L. , Pt " PR TR ER I A TT RE A. © | 2 F0 qq 4 me mu à mo mo nc onnéoné @ 0 = = | a L 1" Ts 1 pos “ ,
tentèrent cette interlope opération de mastiquage vulgairement connue sous le nom de fusion.
Il s'agissait, comme on le sait, de rapprocher les deux
branches de la maison de Bourbon, qui séparément ne
faisaient pas leurs frais.
Cette négociation entre les fils de Louis-Philippe et l'Enfant du miracle échoua constamment par quelque misérable point de détail ; sur le fond, on était bien d’accord; s'associer contre la France, afin que le coup fit balle, parbleu !.. cela allait tout seul, mais la question des emblè-
mes surtout venait toujours à la traverse.
Le comte de Paris ne voulait pas renoncer à son drapeau tricolore; le duc de Bordeaux, alors, repliait son drapeau blanc en seize, le remettait dans le bas de son armoire à glace, en disant d’un ton pointu : Il n’y a rien de fait !…
Un autre jour, le petit-fils de Louis-Philippe voulait que la rentrée aux Tuileries se fit, le parapluie de son aïeul à la main; l’empaillé de Frohsdorf ne voulait pas entendre parler de ce meuble, ou tout au moins exigeait que le
manche en fût rémplacé par un sceptre à fleur de Îys.
Enfin, on ne put jamais s’entendre.
Depuis, le comte de Chambord s’est contenté d'observer la marche des événements et d’écrire de temps à autre, à ses amis, des petits billets signés Henri tout court, destinés
à la publicité et dans lesquels il dit invariablement : Quand
mon bon peuple aura assez de souffrir, il n’a qu’à faire un
signe, je suis là... pour l’achever.
AA
S NL
En 1875, lors des inondations de la Garonne, le comte
de Chambord envoya 15,000 francs au comité de secours.
Il passa écriture de cette somme sur ses livres de la facon
suivante :
« Le 27 novembre 1875, payé pour FRAIS DE PUBLICITÉ,
»iiquinzeinille francs, cie: à usuels LTD
On ne saurait, du reste, refuser au comte de Chambord une certaine dose de franchise. S'il arrive un jour à faire manger à la nation le pain sec du despotisme, il aura toujours sur certains républicains l’avantage de ne pas lui
avoir promis le beurre de la liberté.
. CDs " M de
[l dit carrément à la France : « Si je monte sur le trône, je reprendrai le mouvement où nous l’avons laissé en 1788 et ferai tout mon possible pour éviter 1789. » — On ne
peut pas l’accuser de farder sa marchandise.
En juillet 1871, le comte de Chambord a donné le coup du lapin à la fusion par son fameux manifeste du drapeau |
blanc, auquel il déclara qu’il resterait fidèle. Depuis, il a
repris la principale occupation de toute sa vie : il attend.
pe Q = k » , ae LM . s à PCT rs AE ST dE "4 TL
PE sm"
Au physique, Henri V ae appelons-le comme cela au
moins une fois, ce pauvre vieux — au physique, Henri V
est un assez bel homme. Il boite fortement; à chaque pas qu’il fait, on est tenté de lui crier: part à deux, croyant qu'il va se baisser pour ramasser une pièce de dix sous.
Il est énormément lourd et en tire une certaine vanité; son grand désir serait de se peser avec un aïticle d’Ignotus. |