ÉMILE. DE
publiciste français,néenSuisse, en 1802, de parents inconnus, mort à Paris le 27 avril 1881. eut
Voicicomment | on explique que lesauteurs deses jours furent dans l’impossibilitéde le reconnaitre.
Accusant, dès léÆbérceau. une facilité de transformation qu’il a d’ailleurs pleinement justifiée depuis, 1l serait venu au monde en criant : « Vive le rot! » et au moment où l’on allait le déclarer à la mairie, se serait mis à crier : « Vive la république! »
À brusque changement expliquerait assez qué' ses parents ne l’aient pas reconnu.
Jusqu'à là re Se vingt-cinq ans, il fut. commis d agent de change et se disposait à devenir agent de “FREE 14: sous le nom. de Dre
dE suite ! D |
Nommé inspécteur des Beaux-Arts sous le Re P Martignac, il gagna des appointements en fondant deux journaux, le Voleur et la Mode, et ne prévoyant pas encore qu’il deviendrait républicain en 1848, il fit couver cette dernière feuille par la duchesse de Berry, dont les armoisies ornaient chaque numéro.
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Il fonda, en 1831, le Jourhal des connaissances utiles, au nombre desquelles connaissances utiles, il oublia de faire figurer le danger qu'il ÿ avait pour. les actionnaires à souscrire aux Mines de Saïnt-Bérain ét autres choses itout qu’il devait lancer plus tard.
Comme il avait fait suBventionner la Mode duchesse de Berry, il sut faire subventionnér Son Pa littéraire par M. Guüizot. .
Cet homme intelligent eût fait shyenponnis ie sde par le général Gallifet, si le Radical lui eût appà àT
Rien ne nous Ôtéra dé l’idée que, sur. care era humains, la bosse dela subvention existe. Gal Oubliée ; mais elle AE
Il fonda la Presse 1836), tira de suite F un grâtid nombre d’ exemplaires et sur Armand Carrel qu’i tua ën duel.
Député en 1848, il Vota avéc la Montagne, tout comme si la duchesse de Berry et le ministère Guizot n'avaient jamais subventionné ses antiens journaux, et finit par inventer, en 1822, la candidature du prince de Joinvillele-Pot à la présidence de la République, après avoir, | quatre ans auparavant, soutenu celle de Louis-Napoléon.
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Depuis cette époque, la contenance de M. Emile de . Girardin ne fut plus qu’une longue suite de travestissements et de changements à vue dont l’exiguïté de notre * format nous interdit l’énumération.
Nos lecteurs se rendront, d’ailleurs, facilement compte des évolutions de ce Clodoche politique en se transportant dans n'importe quel magasin de costumier, et en essayant,
pendant une demi- heure devant une glace, les habillements les plus variés de coupe et de couleur.
Ils pourront faire quelques grimaces pour obtenir un résultat plus complet.
M. de Girärdin a donné au théâtre deux drames : le Supplice d'une femme, qui a obtenu un grand retentissement, grâce à sa mise sur pied par Alexandre Dumas fils ; mais toujours modeste, et voulant prouver que Dumas n'avait été pour rien dans ce succès, il donna, à lui tout seul, les Deux Sœurs, qui eurent. environ une représentation et demie.
M. de Girardin a été dans l’intimité du prince Nap oléon, comme il avait été le protégé de la duchesse de Berry et
s'était fait le souteneur du prince de Joinville; tous les parents de monarques lui devaient quelque chose, ce qui a fait dire qu’il n'avait pas son pareil pour se rattacher aux branches... aînées et cadettes.
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M" Emile de Girardin vendit une fois la Presse à M: Millaud, la reprit et la revendit à M. Mirès.
Il fonda la Liberté et la vendit à son neveu, M. Détroyat.
C'était une spécialité comme celle des gens qui ouvrent des cafés à toutes les encoignures et les vendent trois mois après.
Entre autres campagnes, toutes plus brillantes et plus
honorables les unes que les autres, M. de Girardin soutint la Russie contre les Polonais; il oublia de donner son avis sur Tropmann; mais on pense généralement que sion le lui avait demandé, il aurait prouvé que tous les torts venaient de la famille Kinck.
Outre son duel funeste contre Armand Carrel, M. de Girardin eut plusieurs affaires d'honneur. La dernière, qui avorta, M. de Girardin ayant refusé de se battre, fit pourtant un certain bruit dans une loge de l'Opéra, où M. Emile Pagès, qu’il avait insulté, vint applaudir Roger sur sa figure; ce qui fit dire au T'intamarre du dimanche suivant : « La représentation du Prophète a été fort belle « vendredi, la salle était comble, tout le Paris élégant « occupait les loges, M. de Girardin était à la claque. »
En 1872 M: Emile de Girardin acheta le Petit Journal, auquel il donna une impulsion nouvelle.
Jusqu’à cette époque le Petit Journal s'était tenu avec beaucoup de soin éloigné de la politique militante.
M. de Girardin en fit une arme de combat au profit de la République... de M. Thiers. |
Deux ans plus tard, il reprit la direction du journal /a France du soir. |
Et armé de ces deux feuilles qui avaient une clientèle considérable, il tailla — reconnaissons-le de bonne grâce — de rudes croupières au gouvernement de l’ordre moral de M. de Broglie et du Guibollard des temps modernes.
Ceux-ci, furieux de l'influence croissante de M. de Girardin.tentèrent de lui arracher des mains au moins une des deux massues avec lesquelles le redoutable jouteur les assommait deux fois par Jour.
Ils dénichèrent on ne sait où un actionnaire du Pezit Journal qui assigna M. de Girardin à l’effet de lui faire enlever la rédaction en chef de cette feuille.
L’actionnaire stipendié arguait qu’il avait mis son argent dans une entreprise destinée à endormir les masses, et qu’en s’en servant pour les réveiller, M. de Girardin lui gâtait une entreprise commerciale qui lui avait, tant qu’elle était restée bébête, rapporté de forts beaux dividendes.
Heureusement, M. de Girardin put parer ce coup de Jarnac en prouvant que depuis qu'il était moins... simple, le tirage du Petit Journal avait augmenté du double.
Et l'actionnaire bravo fut débouté.
De PP
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