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la Légion d’honneur, et que lorsqu'il demandait à la régente : « Qu'a donc fait le jeune X.. pour que tu le décores ? » L’Impératrice lui répondait invariablement : « Qu'est-ce que ça peut te faire, Ô mon Louis... »
De son côté, l’Impératrice accomplit aussi quelques voyages avec son fils; elle se rendit à Amiens pendant que le choléra y régnait et ne dut son salut qu’à l’habitude qu’elle avait de vivre dans un milieu malsain.
Elle alla inaugurer le canal de Suez et de là au Caire, où elle se fit conter des gravelures par le vice-roi d'Egypte (voir les Papiers de la correspondance impériale). L’Impératrice a fait de nombreux dons aux sociétés savantes et de charité sur nofre cassette particulière. Quand éclata la guerre de Prusse, l’Impératrice régente lança une proclamation aux Parisiens pour leur dire que si l'ennemi venait assiéger Paris, ils la trouveraient sur ses murs pour le défendre. |
Cette réminiscence de Jeanne d'Arc égaya pendant huit Jours une situation qui, d’ailleurs, en avait grand besoin. Les Prussiens arrivèrent devant Paris quelques jours après : l’Impératrice avait passé à l’étranger.
Elle s'était tâtée et ne s'était sans doute pas senti tout ce qu'il fallait pour doubler la pucelle d'Orléans. L’ex-Impératrice se retira à Chislehurst, où elle soutint et consola le noble exilé à qui la France devait tant. Le soir, elle lui faisait des réussites pour savoir s’il remonterait sur le trône. |
Le 9 janvier 1873, M"° MaGuErre perdit le reste de son époux (couvrez-vous!...)
Veuve inconsolable, elle continua néanmoins le commerce : subventionnant en France des journaux impérialistes, intriguant ferme avec M. Rouher, recevant à bras ouverts le maréchal Bazaine, et intentant au gouvernement français force procès en revendication de biens
meubles et immeubles qu’eile n'avait pas eu le temps de mettre dans ses malles le 4 septembre 1870.
De huit millions dont elle demandait la restitution à la France, elle dut se contenter du dernier mois d’appointements que son mari avait touché d'avance en 1870.
Ces émoluments avaient d’ailleurs été si bien gagnés qu'il eût été cruel de la part de la République française : d’en priver la veuve CINQ MILLIARDS.
Le 1% juin 1870, l’ex-Impératrice eut la douleur de perdre son fils, tué à peu près honorablement dans le Zululand, où il était allé dans l'intention de cueillir les lauriers de sa future couronne impériale.
À cette occasion, les clichés de « respect à la femme », « respect à la mère », furent remis avec vigueur en circulation. |
Cette fois, nous les acceptons. Rien n’est plus acceptable, en effet, que la douleur d’une mère qui perd son fils. Toutes les mères qui ont perdu le leur à Reichshoffen seront de notre avis.
Et c’est surtout sur elles que nous comptons pour pleurer avec M" Macuerre la mort du jeune prince, qui eût peut-être recommencé ledit Reichshoffen dans quelques années.
Récemment, le bruit a couru que l’ex-Impératrice Eugénie avait obtenu l’autorisation de traverser la France pour se rendre... n'importe où.
Ce voyage a-t-il eu lieu incognito? On ne l’a pas su positivement.
Est-elle passée? ne l’est-elle pas? Nous penchons pour l’affirmative et ne croyons même pas que pour cela l’autorisation du gouvernement français lui fût nécessaire.
Au physique, la Montijo a été une assez jolie femme. Depuis quelques années, elle a inauguré un nouveau genre de beauté : la beauté retombante.