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En cette circonstance, M. Buffet rappela un peu ces gens qui arrivent dans une maison à l'heure du dîner, et qui, saisissant au bond.le moment où on leur offre de se
rafraîchir, disent, en se mettant carrément à table
« Puisque vous insistez, je dinerai avec vous. »
Dans ces nouvelles fonctions, M. Buffet, de l’aveu de tous, fit preuve d’une grande impartialité.
Quelques personnes lui ont reproché d’avoir eu l'oreille beaucoup plus dure pour les sottises et les violences qui parlaient de la droite, que pour celles qui pouvaient venir de la gauche; mais nous, qui avons pour principe d’écarter en tout et toujours la pensée malveillante, nous croyons que si vraiment M. Buffet eut quelquefois les défaillances qu’on lui attribue, cela ne pouvait provenir que d’une distraction qu'il avait eue en se mettant, au début d’une séance orageuse, ses deux morceaux de coton dans la même oreille.
D'ailleurs, s’il avait pu rester dans l’esprit de quelques personnes défiantes l'ombre d’un doute sur l’équité de M. Buffet, une circonstance plus récente l’eût certaincement dissipée.
Le 21 juillet 1076. 4, suite d’une revue de, l’armée française offerte au shah de Perse, M. Buffet, enthousiasmé par l'attitude et la brillante tenue de nos troupes, réorganisées si laborieusement par... M. Thiers pendant deux années, adressa du haut de la tribune et au nom de la France, un solennel remerciement à... M. Mac Mahon, qui n’était à la tête des affaires que depuis six semaines.
Une sage-femme, que l’on complimente sur la beauté et la force de l’entant qu’elle vient de tirer du sein d’une de ses clientes, ne pourrait être plus épatée que ne le fut le maréchal Mac Mahon recevant des louanges pour Île travail de son prédécesseur. On ne dit pas que le maréchal parut surpris. Tant pis pour lui.
En mai 1875, M. Buffet fut chargé par le Guibollard des temps modernes de constituer un cabinet.
Il s’acquitta pieusement de cette mission de confiance, et
sous son ministère l’état de siège sous lequel étouffait la
France reprit une nouvelle vigueur.
Nous n’analyserons pas en détail les actes de haute classe dirigeantalisme qui AA ARS EN le DRAQieS de M. Buffet aux affaires.
Nous nous contentérons, pour en donner la mesure, de faire remarquer que quelques mois après — février 1870 — le premier ministre de M. Mac Mahon était devenu si populaire que quatre circonscriptions électorales, dans lesquelles il s'était prészaté simultanément, mirent à ibn neur de... le blackbouler honteusement.
Ces quatre circonscriptions, dont le nom mérite d’être conservé, furent celles de Mirecourt, Commercy, Bourges et Castelsarrazin.
Rejeté par le suffrage universel, exécré de la nation, M. Buffet devenait absolument mûr pour le Sénat. En effet, il fut fait inamovible par ce corps d’élite le 17 juin suivant.
Cependant, il ne fut élu qu’à une voix de majorité.
Par cette tiédeur, le Sénat montrait sa mauvaise humeur de faire sénateur un candidat à la députation qui n'avait été retoqué que par quatre circonscriptions.
Blackboulé dans huit ou quinze, M. Buffet eût paru beaucoup plus digne de la Chambre haute — que le Trntamarre appela par corruption la Chambre hoffe, à cause de son penchant à s’emplir exclusivement des rebuts du suffrage universel.
Depuis ce temps, M. Buffet se tient à l’écart.
Une fois, cependant, à un banquet de comice agricole à Wittel, il a prononcé un discours assez furieux contre les républicains, et s’est opposé à ce qu’un assistant fit en sa présence l'éloge de M. Thiers comme libérateur du territoire:
La popularité de M. Thiers a toujours été un fort cheveu dans l’existence de M. Buffet.
Sans doute, M. Thiers n’avait pas plus libéré leterritoire que vous ét moi; mais cet acharnement de M. Buffet à démolir une légende absurde, 1l est vrai, mais très répandue, paraissait dicté beaucoup moins par le sentiment de