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Blaguignac n’a ni talent, ni cœur, ni convictions. Il veut être quelque chose et a pris le chemin qui lui a semblé y
conduire le plus aisément : il s’est fait le courtisan du
peuple.
Que le peuple fasse l’immense bêtise de l’accepter sur la foi de ses petites brochures multicolores, et, dans six semaines, il comptera parmi ses représentants un farceur de plus : un de ces saltimbanques trop nombreux qui la lui font au beurre jusqu’au jour du scrutin et au pain sec après.
Espérons, pourtant, qu’il n’en sera point ainsi et que parmi les milliers de braves gens à qui Blaguignac Va
Taies PESTE
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exposer chaleureusement ses principes et crier bien fort : Je suis démocrate! il s’en trouvera bien un qui crèvera cette outre de suffisance en lui piquant en pleine bedaine cette question, la seule vraiment utile à poser à un candidat qui se dit républicain : « Combien que ca l’a coûté? »