A NUE
N'ayant pu veñir à bout de ternir sa renommée, elles essayèrent de la tuer dans l'esprit des honnêtes gens, répétèrent partout qu elle avait une conduite scandaleuse, que son contact était des plus dangereux, et qu elle était la cause de tous les malheurs qui arrivaient aux humains. |
Tout cela était faux: mais, Comme de la calomnie i reste toujours quelque chose, les mortels, à force de l’entendre dire, se persuadèrent aisément que la Canicule leur ramenait chaque année mille fléaux plus terribles les uns
que les autres.
Ils en firent bientôt une espèce d’« hyäre de l'a ahgre ie » sur le dos de laquelle ils mettaient, avec un acha arne ement d’ordremoralier, tout ce qui pouvait leur arriver de fâcheux depuis le 22 juillet jusqu’ au*23 août (période d'évolutio on | de la pauvre étoile calomniée).
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Ils lui attribuërent tous les événements ficheux do nt ls à: étaient victimes. ï
Les Égyptiens, surtout, se montraient féroces : ils lui imputaient la maladie de la vigne, le choléra, les fuites de caissiers, les revirements d’opinion des hommes politiques, les coups de canif que leurs femmes dnnans dans IPCOontrat etc. tete:
On raconte qu’un Égyptien du nom de Krétinès, voyant son épouse sur le point d’accoucher vers le ro août, lui signifia qu’il la renverrait chez sa mère si elle n’attendait pas la fin de la Canicule.
La malheureuse se retint jusqu’au 23 août à minuit, au
prix des plus atroces souffrances; mais, vers la fin du 10 décembre de la même année, son mari, rentrant de dîner en ville, ayant manifesté l'intention d’être aimable avec elle, d’un geste plein de noblesse elle lui allongea un violent coup de poing dans l’estomac, et lui montrant tout à coup l’almanach de l’année courante, sur lequel elle avait fait des petites marques au crayon rouge, elle lui diten comptant sur ses doigts : « Tu repasseras vers Noël. »