‹ Le trombinoscopeChapitre 33 sur 307 · D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

D'ORLÉANS

ne + Paris: le IG te 1829 est le quatrième fils du roi Louis- Philippe - Para nie 1?

Comme ses freres “onclel fit instruire au collège Henri IV, où 1l côtoya démocratiquement les fils des nobles

Ce système d'éducation publique fit un excellent effet sur les boutiquiers de la Chaussée-d’Antin, qui se trouvaient honorés que leurs fils jouassent au chat coupé avec

Seuls, quelques esprits toujours chagrins ne donnaient guère dans cè genre de grimäces libérales, qui sont à la vraie démocratie ce que le sourire d’ un candidat qui Mmouche Îles marmots dé ses électeurs est au véritable amour du peuple.

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Vapereau constate, avec un attenidrissement qui aura beaucoup de peine à nousenvahir, que le duc d’ Aumale obtint sur les bancs du collège des succès universitaires écrasants.

C’est possible; un fils de roi n’est pas tenu d’être plus bête qu’un autre; il en a le droit, c’est déjà bien gentil; mais les reporters en laisse, qui émaillent la basse-cour de toutes les monarchies, nous ofit tellement limés avec les princes bacheliers ès lettres de naissance, que nous aimons mieux croire tout simplement à la-complaisante rouerie des pions du duc d’Aumale qu’au génié sürhüumain de leur élève. ji $

Du reste, la précocité du duc d’Aumale ne tarda pas à se faire sentir d’une facon générale ; ainsi, à peine au sortir de l'enfance, il devenait, par la mort du dernier des Condé, un millionnaire des plus distingués (17 äns 1) et ES à ses aptitudes universelles, était nomtné dans la même an-. née, officier, capitaine, chef de bataillon ét lieutenant-colonel de l’armée française en Afrique (18 ans!!!); ce jeune prodige avait, décidément, sinoh des connaissances très étendues, du moins de fort, belles connaissances.

Atteint en 1841 par une fièvre, puis Has uñe seconde, il fut rappelé par son père qui lui écrivit, à ée que prétend le T'intamarre : «Reviens, il ne faut pas courir deux fièvres à la fois. » Il accourut et fit à Paris son entrée triomphale (19

ans Pi latéteduareles =

de à

En 1842, il fut créé maréchal de camp (20 ans!!!) et

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repartit en Afrique où il se signala par de brillants faits d'armes, naturellement !.. Il prit Abd-el-Kader. On l’aida bien un peu ; mais s’il fallait que l’histoire entrât dans ces

détails insignifiants, 1l ne lui resterait plus le temps d’ad-

mirer les princes que leurs soldats couvrent de gloire.

Les troupes du duc d'Aumale ayant fait l’émir prisonnier, 1l était Juste qu’elles en fussent récompensées : Louis- Philippe et son Amélie conférèrent à leur Fritz le grade de lieutenant-général (21 ans! !!111.

À vingt-deux ans, le duc d’Aumale épousa la princesse Marie-Caroline-Auguste de Bourbon, fille du prince Léopold de Salerne. |

En 1847, le duc d’Aumale fut nommé gouverneur géné-

ral (25 ans!!!) de nos possessions d'Afrique. Ce choix fit .

un peu grogner l'opposition.

Lorsque éclata la révolution de 1848, le duc d’Aumale quitta l'Algérie, alla rejoindre son père à Claremont et se joignit au prince de Joinville pour protester contre le ban-

nissement de sa famille.

Pendant les vingt-cinq années que dura son exil, le duc d'Aumale se livra à des travaux littéraires qui attirèrent attention générale de quatre ou cinq douzaines d’imbéciles dont l'attention est toujours sollicitée par tout ce que font les princes prétendants, fût-ce de la tapisserie pour dessus de fauteuils.

Il écrivit dans la Revue des Deux-Mondes, publia sous le titre: Lettre sur l'Histoire de France une critique amère du gouvernement impérial qui fut poursuivie, et enfin, en 1868, une brochure indignée, intitulée : Qw’a-ton fait de la France ?.… |

Cet acharnement du représentant d’une dynastie à débiner les produits d’une autre, ne produisit pas sur le public tout l'effet que le duc d’Aumale en attendait.

Beaucoup de gens, qui prennent les choses par le bon

bout, se plurent à comparer ces éreintements à ceux d'un pick-pocket, s’efforçant de prouver que son confrère ne sait

pas travailler et que ce n’est pas de cette façon-là qu'on

fait proprement un foulard. Le fait est qu'il est difficile d'entendre un d'Orléans reprocher à un Bonaparte d’avoir perdu son pays, sans penser qu'il manque un sous-titre à la brochure, par exemple celui-ci :

QU'AVEZ-VOUS FAIT DE Ha FRANCE ?.

OU

NOUS AURIONS BIEN FAIT CA So dat

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