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| VICTOR HIUUD
comte
VictTor-MARIE.
poète français, né à Besançon, qui avait besoin de cela pour se nettoyer d’avoir donné le jour au célèbre jésuite Nonotte. Victor Hugo naquit le 20 IéVrIet /F002, d'un père qui avait servi la République comme volontaire..et d’une mère légitimiste. Pareil malheur, mais en sens inverse,
devait arriver plus tard à Henri Rochefort, qui fut élevé par un père légitimiste et une mère républicaine. Constatons tout de suite que Rochefort se remit beaucoup plus vite de cet accident que Victor Hugo. A trente-cinq ans, Rochefort avait déjà payé cent cinquante mille francs d’a-
mende au fisc, et redevait à l'Etat quelque chose ç comme cinquante- sept années de prison, tandis qu’à quarantézsix % ans Victor Hugo était encore pair de France sous Louis- ; Philippe, et, Jusqu'en 1840, votait avec la droite contre impôt progressif, l'abolition du remplacement militaire et autres projets démocratiques. Ce n'est pas une querelle que nous cherchons à Victor Hugo; mais il faut pourtant bien constater qu'il y a des hommes qui s’aperçoivent plus vite que d’autres que la nourrice qui 1e a M Me a sus de leur innocence!
Jusqu en 1827, Victor Hugo ne produisit guère que des poésies imbibées d'un sentiment religieux et monarchique, qui lui valurent tour à tour les largesses de Louis XVIII et celles de Charles X. Cepéndant, si à cette lépo pe il
n'avait du encore nu sa célèbre maxime ; Or
nous devons “ ne ut voir 2. de tragédies au The Français que tous les quatre mois environ. : HEBEF:
Hernani, Marion Delor me et surtout le ot s'amuse à | furent repoussés par la ceñsure. Cette dernière pièce, où l’on voit François fe violer les filles de ses sujets, comme si elles étaient de simples constitutions, nn: au plus haut degré la colère des: Gavardie de l’époque, qui prétendirent que si on laissait dépouiller effrontéi ent les rois de leur prestige, il ne leur resterait plus rien pour : se présenter décemmént devant l’histoire.
Vinrent ensuite Lucrèce Borgia, Marie Tudor, Ru Plas, et les Burgranes; dans cette dernière pièce, on voit un père de cent ans traiter de galopin son fils qui n'en a que quatre-vingts, pendant que celui-ci gronde à son tour le sien qui en a soixante, ét que ce dernier menace son aîné, âgé de quarante ans, de fui donner une fessée s’il n’élevait pas mieux son garcon qui en a vingt.
Les Burgraves obtinrent un succès très grand. En province, on le annonçait avec un sous-titre :