FRANÇOIS - JULES
Epmonp
artiste dramatique français, né à Lignerolles (Orne ler#loctobre 1822.
Tout jeune, il montra une vive vocation pour le théâtre. A deux ans, 1l se grimait déjà d’une façon remarquable et possédait le don de limitation à untrèshautpoint Il raconte à ce sujet qu’un Jour, pendantqu’unde
ses petits camarades de jeu était allé à la cuisine chercher une grosse tartine de confitures, il s’était installé sur la chaise de l’absent, et était si bien parvenu à imiter sa voix et sa figure, que le petit, en revenant, lui avait fait manger toute la tartine croyant la manger lui-même.
Got fit ses je, au collège Charlesione, et fut couronné au concours général.
D'abord employé à la préfecture de la Seine, il ce
bientôt à son penchant, et se fit admettre, en 1841,au Conservatoire, dans la classe de M. Provost.
L'année suivante, il remportait le second prix de comé-
die, et un an après le premier.
Appélé sous les drapeaux par la conscription, il passa
un an dans un régiment de cavalerie, et débuta au “Fhédson
tre-Français en 1844, dans l emploi des valets.
Ce fut à cette époque qu'il inaugura un procédé très inconnu du public, et auquel f dut soon tous ses énormes :
succès.
Poussant l'amour de son art jusqu'aux dernières limites, il voulut toujours étudier dans la vie réelle les rôles qui lui étaient confiés au théâtre.
Ainsi, désigné à ses débuts pour l'emploi des valets, il
se are clandestinement, pendant près de quatre années, en qualité de domestique dans plusieurs maisons de Paris, sous le nom de Valentin. ù
Il servit tour à tour, sans que ses patrons se doutassent à qui ils avaient affaire, une vieille marquise du faubourg Saint-Germain, un directeur de compagnie d’assurances et un bandagiste retiré du commerce après fortune faite. Ruy Blas amateur, tout en faisant soigneusement son service, il étudiait sur le fait les allures des personnages + il jouait le soir au théâtre.
Il poussait si loin cet amour de la vérité dans Ja compo-
sition d’un rôle, qu’un jour il apprit de fond en comble la tenue des fre en partie double Parce que, dans une pièce dont le nom nous échappe, il avait à représenter un caissier d’une maison de banque.
Tant de conscience et tant d’efforts furent promptement récompensés : Le 30 juin 1850, Got devint sociétaire du Fhéâtre-Français. |
En six années, il s'était placé au premier rang des comiques les plus remarqués. Quelques créations avaient suffi pour lui faire cette réputation ; mais chacune d'elles, il
faut le dire, lui avait coûté Papprentissage d’un métier nouveau.
SSÈCE Ps Déc