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Soit que les moyens de communication fussent trop difficiles, soit que Louise Michel se satisfit, comme pour ses assassinats précédents, de commettre son attentat en effigie, le prince impérial put aller tranquillement finir ses jours iodurés sur une terre qui lui était aussi étrangère que celle de France à madame sa mère.
L’amnistie de 1880 ramena Louise Michel à Paris, qui lui fit une réception enthousiaste.
Depuis, elle a repris le combat intransigeant avec une âpreté qui ne rappelle que d’assez loin le singulier courage de certains amnistiés, laissant l’opportunisme verser sur leurs dix années d’exil le baume adoucissant d’une place de 1,800 fr.
On prétend qu’à peine débarquée en France, Louise Michel aurait fait choix de son quatrième Holopherne.
Cet Holopherne serait M. Léon Gambetta.
Louise Michel aurait, à ce propos, prononcé la phrase suivante : « Quand les cochons sont gras, on les tuel»
Cette comparaison est dure pour... Monselet qui, dans un sonnet célèbre, a traité le cochon de « cher ange! »
Que Louise Michel ait eu,ou non, cette affreuse pensée de couper la tête à un homme pour le punir d’avoir lui-même coupé sa queue, nous sommes convaincu que M. Léon Gambetta peut dormir sur ses deux oreilles. Il n’est plus pour personne — en admettant qu’il l'ait jamais été — pas même pour Louise Michel, un homme dont la disparition puisse sauver quoi que ce soit.
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Dans ses écrits ardents et vigoureux, Louise Michel réclame la liberté pour l’homme — c’est son droit — et le droit de vote et d'éligibilité pour la femme — c'est son travers.
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Nous aussi, nous désirons l'émancipation de la femme; mais nous croyons qu’elle ne peut être que la conséquence obligée de la moralisation de l’homme.
Nous croyons également que la nature a très clairement
indiqué leurs fonctions respectives à l’homme et à la
femme, en leur donnant à chacun des attributions — et même des attributs — distincts sur le compte et le rôle desquels il n’y a guère à se méprendre. ‘4
Sur terre, ce qui est fort y est mis pour dominer ce qui est faible. Quand la force est brutale et perverse, elle asservit ; quand elle est éclairée et généreuse, elle élève.
Faisons l’homme juste, nous ferons tout naturellement la femme honorée et libre. | | ;
Mais le droit de voter pour la tonus serait absurde, |
puisque ce serait un droit sans aucune sanction. C'est absolument comme si les hommes se votent le droit d’allaiter leurs enfants.
Le bulletin de vote — qui n’est en somme qu'un simulacre de cartouche — n’a de valeur que parce que le bras qui le dépose dans l’urne a la puissance de le AGE au besoin.
Louise Michel peut avoir dans le bras la vigueur d’un homme comme elle a dans le cœur la bravoure d’un héros. |
Mais ce n’est pas sur les veaux à deux têtes que se basent les bouchers pour établir le cours moyen de la tête de veau. : :
Au physique, Louise Michel est une femme d'une taille au-dessus de l’ordinaire, aux traits un peu rudes, mais fins.
Le front, haut etintelligent, est encadré de cheveux noirs dont les mèches rebelles semblent mépriser le PEIE RES fin et défier le poteau de Satory.
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