SCENE XI
LA PRÉSIDENTE, feignant ioujours.
Pardon, cher marquis... J'aurais dû me contraindre... mais mon amour m'a entraînée...
LE MARQUIS, bcis à Fanchctte, Cela nous donnera le temps d'agir...
LA PRÉSIDENTE, à Goulard, Mon langage ne doit surprendre personne!... Au moment d'être unis...
GOULARD, sHnclinant, Je le sais, madame... Et les plus grands égards pour vous!... (Saluant Fabien,) pour monseigneur... FANCHETTE, à Fabien qui regarde tout le monde d'un air hébété.
Ah ! je suis désolée!...
GOULARD, d'un air agréable ^ à Fabien. Ne faites pas attention, monseigneur... Elle voulait sauver son parrain... elleestfanatique pour son parrain. Elle lui sacrifierait tout... moi, son oncle, sa famille... et même son amoureux !...
FABIEN, avec dépit.
Ça me fait bien plaisir !... (A part.) Ah! ça, est-ce que je rêve?... Après tout, puisqu'on me trahit... puisqu'on me prend ma femme... je ne vois pas trop pourquoi... Qu'est-ce que je risque?,.. Regardant la Présidente.) Celle-ci est fort... Hum!... Des yeux!... Eh! eh!... (Se frottant les mains.) C'est une femme magnifique !
LA PRÉSIDENTE, inquicte, à Fabien.
Eh bien ?
FABIEN, d'un air digne et composé.
Je ne vous en veux pas, chère amie: puisque c'est votre... amour seul pour moi... qui est cause... (A part.) Je n'ai jamais vu d'aussi belle femme ! GOULARD, triomphant.
Vous avouez donc?
FABIEN, passant à lui.
Puisque vous le savez, je ne vous le cache plus...
GOULARD
Ahî