‹ Le Trou de Conjugaison vertébral et l'Espace epiduralChapitre 10 sur 61 · PP TT · texte numérisé non relu

PP TT

: Cette situation latérale des pédicules cervicaux avait été notée par Ménard et Guibal (4). L'orientation des trous cervicaux qui en découle eomporte un grand intérêt dans la physiologie de la colonne cervicale,

Particularités. — Le premier et le deuxième 1rous de conjugaison cervicaux ont une disposition tout à fait particulière qui les distinguent des autres. Nous ne les décrirons donc pas en détail. Limités en avant par la face postérieure des masses osseuses qui supportent les facettes articulaires de ces vertèbres, ils sont largement ouverts en arrière de part et d'autre de l’arc postérieur de l'atlas, qui ne se trouve en contact direct ni avec la tubérosité occipitale ni avec l'apophyse épineuse de l’axis.

Ce sont les seuls espaces intervertébraux où de véritables articulations (arthrodies) forment la limite antérieure.

Par suite de l’écartement des masses latérales de l’atlas, et des surfaces articulaires atloïdo-axoïdiennes, ces deux fentes se trouvent nettement plus éloignées de l'axe du rachis que les trous cervicaux. Pour la première fente la différence est d'environ 1 centimètre, pour la deuxième elle est de 7 à 8 millimètres.

Si l’on examine à ce point de vue la colonne cervicale dans son ensemble, on constate que c’est le troisième trou de conjugaison cervical qui est le plus rapproché de la ligne médiane. La largeur des corps vertébraux tendant à augmenter en descendant, les trous de conjugaison se trouvent peu à peu éloignés de l’axe du rachis.

Enfin par rapport aux repères de surface, les extrémités des apophyses épineuses, les trous de conjugaison cervicaux se trouvent sur le méme plan horizontal que l’épine de la vertèbre sous-jacente, dans la position de rectitude du cou. Exemple : le quatrième trou est en face de la troisième

épine.

Pour les deux derniers, par suite de l’obliquité et du développement de l'épine, la proposition n'est plus exacte, malgré la légère lordose normale qui relève l’épine : le septième trou de conjugaison est à un demi-centimètre plus haut ; le huitième correspond à l’espace entre les sixième et septième épines cervicales.

Région dorsale. — Deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième et neuvième trous de conjugaison dorsaux. — D'après les auteurs classiques le trou de conjugaison dorsal est situé en majeure partie derrière la vertèbre sus-jacente. En arrière, il se trouve limité seulement par l’apophyse articulaire supérieure de la vertèbre sous-jacente. L'échancrure du pédicule est bien plus marquée en bas qu’en haut et le pédicule tend à augmenter de hauteur comme le corps vertébral lui-même à mesure que l’on descend.

Nous avons examiné les trous de conjugaison dorsaux sur les squelettes de l’école d’Anthropologie, et avons éprouvé quelques difficultés dans nos recherches du fait que sur les squelettes montés, les côtes viennent en rasquer la vue. En effet les têtes des côtes articulées avec les vertèbres sus et sous-jacentes débordent les surfaces articulaires creusées près des bords de la vertèbre et masquent la partie antérieure du trou de conjugaison, et les cols des côtes prennent en écharpe le trou de conjugaison, proportionnellement à leur obliquité vers le bas.

Leur forme est nettement ovalaire à grand axe vertical, et, dans la position de rectitude, celui-ci l'emporte de très peu sur l’horizontal, on n’y trouve pas l’étranglement observé dans les trous cervicaux. Leurs dimensions sont, d’une manière générale, plus petites que celles des trous cervicaux, dans la proportion de 1/10 à 1/8 pour les six premiers trous dorsaux, Ce n’est qu’à mesure que l'on des-

Page 1