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bral antérieur ; il peut se produire, comme l'ont rapporté Martin et Juvin (26) une fracture des bourrelets ostéophytiques développés à la hauteur des ménisques. Il en résulte un hématome volumineux, et des douleurs locales, mais l’épanchement sanguin reste limité au département antérieur et n’atteint pas les trous de conjugaison.
Lorsque ces lésions résultent de contusions. de commotions, comme elles survenaient pendant la guerre, elles peuvent entraïner une rigidité localisée, ou même une plicature, mais à grande courbure. Plus souvent, elles se localisent à un segment limité du rachis, ce sont surtout les parties latérales du ligament vertébral, le bord postérieur du ménisque, qui sont le siège d’ossifications, qui relentissent aussitôt sur les trous de conjugaison.
L'atteinte directe du rachis par un projectile de guerre, balle ou éclat d’obus, en réalisant des fractures parcellaires du corps vertébral et des arrachements ligamentaires, détermine des lésions analogues aux précédentes. Qu'’elles apparaissent sur place, dans le ménisque, ou à distance, comme l’a montré Cluzet (27), les trous de conjugaison sont souvent envahis par les ostéophytes, ce qui peut entrainer des troubles graves, allant jusqu'à l'amyotrophie des muscles tributaires du funicule comprimé.
En l'absence d’autopsies,la radiographie vertébrale a mis en évidence ces altérations ostéophytiques.